dimanche 20 décembre 2009

B & B & B





TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS
TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS
TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS
TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS
TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS
TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS
TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS
TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS
TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS
TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS
TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS
TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS
TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS
TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS
TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS
TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS
TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS
TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS TROIS
TROIS

Jamais autrement... Jamais .

jeudi 17 décembre 2009





TOI QUI AS LE COEUR LOURD , MON AMOUR ./

samedi 12 décembre 2009

TU VERRAS TOUT VERMEIL



Alors j'ai dis oui oui on va y aller oui on va foncer tête la première et sans filet de sécurité y'a plus de pas en arrière plus de retour possible engageons nous droit devant droit devant sans nous retourner sans plus regretter oui ca va être difficile oui on va en baver oui on va y laisser des plumes oui on va déguster oui on va peut être avoir mal oui on va sans doutes se ramasser mais quel est donc l'interêt de la vie si on ne prend plus de risque s'il l'on tue la place de l'incertain alors j'ai dis oui oui j'y vais comme ça tout droit oui je prends le risque de m'y casser les dents oui j'affronterai le silence les absences les nons dits oui on y va tant pis pour vous tant pis pour nous tant pis pour moi oui oui oui et encore oui si tu suis mon regard tu verras des doutes mais qu'importe le hasar tant qu'il est sur ma route

mercredi 9 décembre 2009

P a y e t o n P a s t a g a . Rico


Et mes grands yeux emportent les tiens, on s'en va, on s'en va loin. Pour toujours et plus encore ? C'est une chose qui peut se négocier. J'crois qu'on est fatiguées. Des rebondissements, des silences, des retours. Regarde moi encore, jt'arrache ce sourire qui n'est que pour moi. Je ne saurais mentir, tu sais que je n'aime que toi. Allez viens, on s'en va, on s'en va loin. Compter les étoiles, regarder le monde de dessus, de Là Haut, en chantant à tue tête et en fumant un peu trop. On boira des litres et des litres de pastis ambré pour se tenir chaud, pour trouver que tout est décidément trop rigolo.
On va écrire des hyperboles de tout et de rien pour qu'on ne s'abîme plus, pour qu'on ne craigne plus, on va être les plus forts, les plus belles, les plus bonnes des plus bonnes, oublie oublie qu'on a eu peur, qu'on regrette, viens regarde je te prête mes mots pour construire notre ailleurs. Imagine un horizon, on va le dessiner de toutes les couleurs, des traits saccadés, qui débordent et qui sont salés. Salés de tout ce qu'on aura enfin fini de pleurer, de regretter, de détester. On est ensemble, ne t'en fais pas, tu vois, je suis là, ferme les yeux; respire fort, fort, fort à t'en faire éclater les poumons, sens tu cette liberté qu'on s'est offerte, tu vois je suis toujours la je ne bouge pas je suis et serai toujours avec toi et la pluie tombe coule et tombe tombe tombe encore à quatre pattes dans les flaques on sait que la suite ne pourra être plus intacte...

mardi 8 décembre 2009

Y.S. - " Thanks "

Sourire, ce rire, encore, effacer, le reste. Plus rien. Sauf ce qui n'est pas encore cassé. "C'est une blessure qui ne se refermera jamais". On met des mots sur des maux. Abandon. Et puis les forces s'épuisent, se renouvellent, encore un coup de manivelle. Les stations défilent, les néons aussi, ligne blanche que l'on suit vers l'infini, pas prêt d'etre attrapé. Tunnel noir, qui a donc parlé de lumière ?
Et si tu me rendais mes ailes, si tu les raccrochais. Que je m'envole, que je m'enfuie, un peu loin, gouter mes ailleurs. Puis revenir et terminer. Comme on enlève ce petit nez rouge. J'ai le droit de ne plus vouloir mettre de point ?

Yeux grands ouverts, qui a l'heure s'il vous plait ? Je vais etre en retard, en retard... Ce n'est plus important désormais. Je remets donc le masque du sourire et continue de vous dire que je vais bien. La valse, les temps, tout est su, connu, appris par coeur et répété, regardez comme je danse, comme je danse les yeux fermés sans jamais me tromper.


Fuite, fuir, fuyons, fuyez. Un jour vous reviendrez ?






samedi 5 décembre 2009

Chronique d'une naïveté annoncée (V)

Cyndi Sherman - Working Girl


Les chateaux de cartes s'érigent et s'écroulent, je suis ce clown désarticulé et cassé qui se dresse devant vous, les sourcils en accent circonflexe, la bouche tordue et le faussettes creusées et je suis ce clown au nez rouge tordu qui vous raconte un bout de moi un bout de vous un bout de tout ce qui tombe se détruit s'enfuit ; et mes yeux fixent les votres qui m'avalent m'avalent de leur curiosité la fin comment cette histoire va donc t-elle se terminer cette sincérité était elle jouée cette anecdote était elle vraie et je suis ce clown désarticulé qui se dresse devant vous, les bras ballants les yeux grands ouverts, ouverts fixant sans vous voir l'horizon qui se profile bien au dela du tableau vert blanchi des murs salis des batiments défraichis tout se mélange ma voix se tord ma bouche aussi je vous perds, vite planter mes yeux dans une paire bleue n'importe laquelle vous raccrocher à moi reprendre cette consistance sortir ces mots brulants qui se tortillent dans mon corps ma gorge se tortillent et s'extirpent avec soulagement pour dégouliner dans une cascade salée de larmes et de salive et tout se met à tourner pourquoi vous ai-je raconté ça vous me regardez comme si vous alliez me manger et vos yeux m'avalent vos bouchent s'ouvrent de désarroi d'incompréhension je me sens nue nue sous le feu brulant de vos regards comme si je n'étais qu'une immense poupée ouverte au grand jour comme si tout ce que vous pensiez rebondissait sur moi déchirant le fragile voile de mon sourire ; mais vous n'étiez pas dupes je marche de long en large je gesticule on entend presque mes mots s'entrechoquer ils se bousculent encore le long de mes lèvres par où commencer par quoi débuter comment aborder cette vérité sans tomber dans le faux l'affreux le jeux et maladroitement en marchant de long en large je construis une fois de plus un chateau de cartes balloté au gré de mes révélations d'une toute petite voix une toute petite voix qui se veut assurée rassurée je me remémore le gout du dernier café de la dernière cigarette les paupières se ferment et la pression retombe tous les mots sont sortis tous les mots se sont enfuis et vous les avez entendus vous les avez pris et je me redresse je ne suis plus ce clown désarticulé et cassé qui se dresse devant vous les sourcils en accent circonflexe la bouche tordue et les faussettes creusées le nez rouge tordu tombe à terre rebondit et nous sort de cette étrange léthargie je me désangonce de ce corps je me redresse les bras ballants encore un peu assomée c'était difficile c'était éprouvant pourquoi me regardez vous encore et je vais m'assoir ranger mes cartes envolées de nouveau je ne suis plus que cette petite fille triste et un peu en colère la naïveté débordant de ses grands yeux je m'assois sur un coin blanchi de craie et j'attends j'attends que le temps file passe défile et puis tout se termine les paupières se ferment on ressort la fumée de la cigarette emporte avec elle les idées noires et ne laisse plus que les grises un nouveau chateau se profile à l'horzon j'entends déja le vent souffler sur lui et tout détruire ; croire c'est être ce clown triste qui joue au plus fort et prendre le temps

mardi 1 décembre 2009

"Même si les hasards sont parfois si heureux, si le vent incertain va comme il veut..."

Faudra faire avec. Les silences les absences les nons dits les trop dits les attentes les mots qui ne plaisent plus les mots qui n'ont jamais plu ceux qui ont fait mal ceux qui se sont envolés envolés avec les ailes que j'ai deccroché puisque je suis désormais réduite à etre un ange stupide et sans ailes. Sans elle aussi, et puis sans il mais on oublie jamais vraiment, on oublie jamais sincèrement, les passages les souvenirs les soupirs on pense on chuchote on danse on crie on hurle "encore une fois encore une fois" et le temps passe file, roule, coule parti sans se retourner meme pas une fois valse aux adieux qu'on danse les bras ballants et moi je ne veux plus la danser mais tu dirais quoi tu penserais quoi avec cet air hautain emprunté à ceux qui ne te ressemblent pas si je te dis doucement sincèrement si je t'avoue honteusement trop tard, trop tot ces mots tout bas tu ferais quoi j'aime plus la lettre d tu devrais le savoir mais je ne sais plus comment faire j'ai abandonné mes ailes tu les as coupées jetées au placard et sous la pluie droite et gelée je dégueule mon bagout quel gout a donc le martini blanc, les lunettes avec un chat immonde, je ne sais plus je ne sais plus, tout se perd s'effondre s'écroule, je pensais que ce serait facile et je me trompais quand on commence à tomber on a pas fini de se relever quel gout a donc votre sourire énigmatique le plaisir émerveillé de vous (re)découvrir à chaque fois et pourquoi pourquoi écris je donc tout ça mes mots vous ne les aimez plus, plus c'est fini usé, a bout, je n'ai malheureusement plus de lapins dans mon chapeau encore moins de lama le chameau s'est enfui, lassé de mes incertitudes et de mes mots artificiels, bonheur éphémère dans une pièce sombre et enfumée, hors d'état de nuire, tenir encore une fois, tenir une dernière fois est-ce trop tard je n'espère pas, une chute de plus comptons donc sur nos doigts...

mardi 27 octobre 2009

RECHUTE

Mon héros, mon grand héros, mon seul héros.
Rechute. Chut ne dis rien. Ne dis plus. Les larmes aux coins des yeux, le coeur au bord des lèvres. Et les cernes, lourdes, glacées, pesantes, valises incertaines de ce sommeil qui te fuit. Je n'ai pas assez de mes petits bras pour te serrer contre moi, t'aspirer, te faire oublier. Je n'ai pas assez de mes petits bras pour te serrer contre moi et t'offrir la force de continuer.
Rechute. A vif. Meurtri.
Les yeux dans le vague, délavés, usés. Les épaules courbées. Victimes de cette putain de gravité. Et les lèvres, perdues, pendues au fil tenace de l'amertume. Aspirées vers le bas. Comme toi.
Presse toi contre moi, presse toi. Et mes petites mains essaient en vain de contenir les tiennes, mon regard d'accrocher le tien, mon corps d'aggriper le tien; et je te vois t'éloigner, repartir, recommencer. Comment fait-on pour te rattraper ? On ne rattrape ce qu'on a laissé filé et des larmes plein les yeux tentant de sourire, d'un sourire enfantin qui se veut confiant et serein, comme pour t'assurer que tout va aller, qu'on va remonter, que les valises vont s'envoler et que le manège va se remettre à tourner.
Raccroche toi, rapproche toi. Ne m'oublie pas. Ecoute parler le silence, écoute filer le temps, pourquoi faire cet horrible bilan, sordide et terrifiant? Et ces larmes, assorties à la pluie, comme si le ciel pleurait avec toi tout ce qui s'est perdu, dégringolé, enfuit. Partir ailleurs, mais partir ou, tout est tellement vide sans toi... Parcourir les rues, les villes, les champs à la recherche de ton sourire, de ton bonheur, tu as bien du le laisser tomber quelque part... Non je n'ai pas retrouvé ta cape mais tu n'en as plus besoin. Qui te demande d'être le plus fort, le plus beau, le meilleur ? Personne surtout pas moi, je veux juste que tu t'envoles que tu t'envoles loin, accroché à un ballon coloré raccroché à mon poignet pour que je sache partout quels sont tes ailleurs. En tirant sur la corde, la légère secousse te rappellerait alors que je suis la, encore la, toujours la; et le ballon volerait au gré du vent, au gré du vent et tes larmes s'effaceraient dans l'air, dans l'air du temps, en levant la tête j'apercevrais au loin les ombres salées se diluant sous le poids de mon petit tas d'amour. Brûle ta cape, qui a besoin d'une cape rouge pour faire le héros ? Il suffit d'être toi, laisse moi m'approcher, te chuchoter au creux de l'oreille au milieu de ta lourde peine, de ta grise peine, m'approcher doucement en te tenant la main, sinueuse et rapée, douce et abimée, te chuchoter au creux de l'oreille d'une voix un peu étranglée et mal assurée que je t'aime.

samedi 24 octobre 2009

Mala vida


Connais tu cette impression cette impression de tourner en rond encore et encore et de te cogner inlassablement contre les portes les murs les encadrements de fenetres cette impression d'étouffer littéralement de tourner en rond en essayant d'happer l'air indispensablement vital et vitalement indispensable tourner en rond et se cogner faire des bleus encore et encore les compter compter les blessures de guerre une par une pour voir qui gagne ou qui perd et puis essayer de ne plus écouter de ne plus entendre ces mots assassins qui résonnent et se cognent aux murs qui résonnent et se déforment déforment la réalité les envies les espoirs et tourner en rond encore et encore pour ne plus penser ne plus penser à rien à part à un cocon un cocon tourbillonant sécurisant et laisser les larmes couler couler couler loin ne former plus qu'un fleuve salé dans lequel on pourrait se noyer et l'on retrouverait notre corps asphyxié tétanisé mais enfin libéré et les ailes cassées les ailes brisées qui ne servent plus à rien si ce n'est a supporter notre pauvre corps qui ne peut plus que flotter et tourbilloner tourbilloner au milieu de cet océan salé et bruyant bruyant de mots que l'on ne veut pas entendre des mots qui résonnent de plus en plus fort de plus en plus loin pour ne plus former qu'un immense cri gutural et glacé un cri rauque et cassé qui fendille assaille détruit le cocon flou et fou qui flottait autour de nous les mots hurlés finissent de le lapider les portes de claquer et les fenetres d'éclater et tout roule coule foule se mélange s'échange dieu que c'est étrange je ne veux pas de héros extrêment près et incroyablement fort on fait comment déjà pour penser à soi tout résonne et me sonne et je me cogne et je me cogne les portes claquent la musique éclate et je retombe à quatre pattes

jeudi 22 octobre 2009

Chronique d'une naïveté annoncée (IV)

"Rien ne peut être beau et vrai à la fois" Oskar Shell



Prendre les mots, un par un et les mettre les uns à la suite des autres. En faire des colliers, des rubans, des cerfs-volants. Les accrocher aux nuages, s'en faire des cotillons, les rendre moins sages et bruler les brouillons. Entre les lignes, unes par unes, glisser nos silences, nos absences, qu'est-ce que trois petits jours sur une longue vie ? Dans la vie y' a pas que les héros, y'a aussi les salauds. Je le sais, je le sais, on me la dit, on me l'a annoncé. Si je suis pas capable de tenir la distance, je finirais bien par m'arrêter pour rafistoler une fois de plus mes ailes cassées. L'avenir, vous y croyez, le hasard, les sourires, les soupirs, les baisers volés.

Forcer, foncer, froncer, ce n'est pas mon genre, vous le savez.

Prendre les mots et les mettre les uns à la suite des autres. Et écrire un monologue, sans point, sans virgule, l'écrire sans respirer comme pour tuer ce putain de héros que je ne veux pas que vous soyez je n'ai pas besoin de héros j'en ai bien assez j'en ai tellement que tout finit par déborder et se noyer se noyer tourbilloner dans un grand verre alcoolisé ne soyez pas étonné n'ayez pas peur de vous n'ayez pas peur pour moi ainsi va la vie je ne suis pas une peureuse les blessures de guerre tiennent chaud en hiver ne vous en faites pas trois jours ce n'est rien ce n'est pas grand chose sur toute une vie pourquoi avez vous si peur je ne vais pas vous manger je ne demande rien si ce n'est prendre le temps de comprendre vos silences je les écouterai autant qu'il le faut je n'ai pas peur même pas du froid ou des lamas mes ailes d'ange saoul vous ne les ferez pas tomber elles sont trop bien accrochées vient un moment où il faut sauter sauter dans le vide sans filet sans filet de sécurité tendez les bras bien loin bien fort comme pour toucher le ciel je vais vous apprendre à voler je ne sais plus quoi dire plus quoi inventer j'aurais aimé être quelqu'un d'autre dans une autre vie faire autre chose et rencontrer votre route j'aurais aimé être une autre fille un autre ange une autre naïve mais je ne suis que moi et je suis dans ma propre vie alors je me borne à faire avec ce que j'ai ne m'en voulez pas de dire tout ça de m'excuser encore et encore je n'ai pas envie que tout s'arrête je n'ai pas envie que le silence devienne envahissant et trop assourdissant et si c'était vrai je ne sais pas mais je veux vous écouter vous comprendre un peu ou du moins essayer je ne sais pas comment terminer ce monologue sans queue ni tête et bien trop désordonné je m'excuse une fois de plus à croire que je ne fais que ça je m'excuse de n'être que moi alors il faut bien arrêter je m'en vais je m'en vais mais je ne fuis pas je ne mets pas de points parce que je ne veux pas je veux juste que vous sachiez que je n'ai pas peur et que je suis là

mercredi 21 octobre 2009

Chronique d'une naïveté annoncée (III)

Ce vide, ce creux, ce manque. On l'explique comment ?
Ce creux, ce vide, ce manque. On le comble comment ?
Ce manque, ce vide, ce creux. On le remplie comment ?

Depuis que les minutes passent, que les heures s'écoulent et que les jours s'enchainent, comment fait on quand on a perdu ses repères ? Et puis cette absence, cette absence criée, hurlée, dégueulée par ce silence, oppressant, atroce et angoissant.
Comment on fait pour briser les murs, trouver les mots, recoller les morceaux ?

"Il existe trop peu de personnes sur qui tu puisses compter pour les laisser partir comme ça".

dimanche 18 octobre 2009

Il y a beaucoup de choses floues, mais ça, je n'ai pu l'oublier

" Et quand on sera plus saouls, dis, on fera quoi ? "

vendredi 16 octobre 2009

Chronique d'une naïveté annoncée (II)

" La mélancolie c'est le bonheur d'être triste "

Chronique d'une naïveté annoncée (I)


J'avais envie d'écrire des lignes et des lignes, j'aurais bien fini par trouver une formule ou deux trois mots justes. J'avais envie de chanter que ton coeur avec le mien ç'eut été joli, mais construire pour détruire, autant m'enfoncer dans la terre pour ne plus remonter. J'avais envie de sauter le plus haut possible pour passer au dessus de ma rengaine usée, fatiguée et à bout. A bout de bras, j'avais envie de danser avec toi, un tango endiablé, déstructuré et saoul. J'avais envie de perdre le sens des réalités, grimper aux arbres et sauver les pauvres, mais avant il eut fallut que je me sauve, moi, ce qui eut été plus difficile à réaliser. J'avais envie de hurler, très fort pour ne pas m'effacer, pour te forcer à te retourner, te rattraper une dernière fois. Je ne voulais pas courir pourtant, courir derrière toi pour m'excuser, remettre au gout du jour les mots oubliés, jongler avec les pardons et t'offrir la vérité. J'avais envie de faire un pas, mais je n'ai rien fait, paralysée par ma connerie de banalité.
Et puis le réveil a sonné. Déchirant mes rêves embrouillés. Et le voile s'est évaporé.
J'avais envie de partir loin, loin, loin mais j'aurais été lâche, plus que n'importe quoi ou n'importe qui. Tu sais on m'a dit que dans la vie il y a beaucoup de salauds et très peu de héros. Mais avouer sa lacheté c'est comme enfiler la cape rouge. On est tous des salauds dans le fond, et ça ne nous empêche pas de nous lever le matin et de faire notre petite vie sans nous soucier de ceux que les autres peuvent bien penser.
J'avais envie de pleurer, mais où vont les larmes quand elles ont fini de couler ? Où vont les regrets quand on finit de les regretter ? Où vont les pas quand on finit de les danser ? Comment fait on pour être libres dans nos bras aimantés, amantés, aimants & thé ?

J'avais envie de lire dans ton sourire une dernière fois qu'on allait s'en sortir et finir de tout partager.

vendredi 9 octobre 2009

"Avec aux lèvres le sourire triomphant de ceux qui se sont joués de la malchance."



Des ronds dans l'eau. Et la pluie. Et le vent. Et les feuilles qui volent. Et la grenadine qui colle. Et la bière qui pétille. Et le temps qui tombe sur les passants. A l'abri. Les lambris dorés. Le ciel gris. Gris et usé. Délavé. Et les mots. Qui collent. Trébuchent. Et tombent. Et le silence. Pas si effrayant. Agréable. Profond. Et les sourires. L'écharpe. Les rayures. La table verte. Usée. Rayée. Abîmée. Des ronds dans l'eau. Et la pluie qui tombe. Sur le grand manège de la conversation désordonnée. Et les feuilles qui volent. L'orage éclate. Fascinant. Bruyant. Brillant. Libérateur. Déroutant. Le lama s'est enfuit. Le chameau a frisé.


Tout ceci est très mauvais, mais tant pis. Il manque un peu trop d'indifférence pour être douée.

mardi 6 octobre 2009

Kinder.


J'aimerais te prendre dans mes bras allonger le temps refaire le monde les saisons les gens j'aimerais reconstruire tes souvenirs abolir tes regrets et parfaire ton avenir compter les étoiles une par une et te les accrocher autour du cou pour te faire sourire j'aimerais etre la toujours la quand ça va pas n'importe où et n'importe quand etre cette oxygène qui te manque pour détruire ces horreurs qui t'étouffent j'aimerais etre un peu le SuperHéros de ta vie si ça peut te rendre heureuse te raconter n'importe quoi pendant des heures et complimenter encore tes longs cheveux et ton sourire et toi toi toi et encore toi je veux pas que tu sois triste je veux que tu sois heureuse que tu casses les murs de notre changement de cet ennuie qui nous bouffe avec tes éclats de rire et tes yeux qui brillent je veux te raconter toutes les mémoires du monde t'écrire les plus jolis mots fumer toutes les cigarettes de la terre avec toi manger des tonnes et des tonnes de pates maggi avec plein de gruyère pour que les larmes s'arrêtent de couler pour que tu me regardes dans les yeux et que tu me dises c'est fini c'est passé t'en fais pas ça va mieux je te demande pas d'être heureuse tout le temps mais je veux que tu saches que je suis la et que si tu tombes je serai encore la et quand tu te relèveras je serai toujours la n'oublie pas mon amour jamais ou grand jamais je ne pourrais te laisser partir et m'oublier parce que je t'aime tout simplement

dimanche 4 octobre 2009

J'traine dans les bars, et j'crois qc'est un peu tard...



Au beau milieu de la nuit, plongée dans une ivresse sombre et profonde, la vue trouble et sans plus de notion du temps, les repères se sont évanouis.
Au grand hasard, on chercher à apercevoir un visage, une silhouette, de loin ou de près qu'importe du moment que l'on sait sa présence. Malgré la lumière blafarde, le visage ne parvient à cacher l'horrible masque de la déception, pesant, brouillé qui voile alors les espoirs imaginés du bout des lèvres, s'éteignant aussitot. Cette abscence, sue ou du moins devinée enlève alors toute euphorie à l'ivresse qui se transforme en un long fleuvre noir et profond, bordé d'ombres menacantes toutes prêtes à avaler la moindre pauvre petite espérance.

On se prend alors à s'imaginer se perdre dans des bras inconnus ou plus ou moins reconnus, mais bien trop loin de trouver ce que l'on est venus chercher, on laisse l'alcool faire sa drôle de besogne et transformer les idées noires en martini blanc.

vendredi 2 octobre 2009

Lettre ouverte à un certain HasarT.

Bonjour, bonsoir, auriez vous l'heure s'il vous plait ? J'aime beaucoup votre pantalon, c'est quoi comme coupe ? Et la marque de vos lunettes ? La couleur de vos chaussettes ? Vous êtes nombreux dans votre classe ? Vous voyagez ? Vous parlez beaucoup de langues ? J'aime bien votre coiffure. Vous aimez la mer ? Les bateaux, les coquillages, les vagues, le gin ? Vous fumez quelles cigarettes ? Vous avez beaucoup bu ? Vous connaissez le film 'Les 3frères' ? Je vous le rejoue si vous voulez. Non je ne vous drague pas, je suis bien trop timide pour ça...
Je sais que je dis n'importe quoi, je n'ai même pas l'excuse d'être ivre, mais je profite de vous voir ces quelques minutes pour vous intriguer encore un peu. Vous finirez par vous rendre compte que je suis une fille bien ordinaire et que peut-être je ne vaux même pas mieux que ces petites blondes écervelées.

Bonjour, bonsoir, auriez vous l'heure s'il vous plait ? Croyez vous au hasard ? Croyez vous en l'espoir ? Il existe une force des choses, c'est inexplicable. Excusez moi de vous dire tout ça, c'est profondément sans intêret, je me laisse emporter dans un élan trop osé.
Je m'excuse de n'être qu'une fille timide et lointaine, de n'être qu'une silhouette croisée, apercue, épiée... Je m'excuse d'être si peu courageuse, mais ce hasard légèrement hagard n'a pas fini de me mettre en retard. Ce n'est pas pour me déplaire, n'allez donc pas vous méprendre, mais je m'excuse simplement de ne pas savoir comment m'y prendre...

"Have a nice sleep."

jeudi 1 octobre 2009

Comment expliquer un tel HasarT ?

mardi 29 septembre 2009

L'ABSENTE



Allez dis moi, tu joues à quoi, t'attends qui, t'attends quoi ? Qu'on fume, qu'on baise, qu'on tombe et qu'on s'relève. Qu'on crie qu'on pleure, qu'on s'déteste et que jamais notre histoire ne se meure ? J'suis pas la pour t'aimer un jour sur deux, quand t'en as envie, quand t'es mieux. Tu crois vraiment qj'ai la tête à l'emploi ? C'est là q'tu te trompes mon p'tit gars.
Allez dis moi, tu joues à quoi, tu t'prends pour qui, t'attends quoi ? Qu'on prie, q'je me mette à genoux pour qtu tires ton coup, qj'attende toute ma vie pour passer avec toi le temps d'une nuit ? J'suis pas comme ça, j'suis pas celle que tu crois. J'suis pas de celles qu'on possède en regardant l'heure, j'suis pas de celles qui s'laissent croupir dans leur malheur.
Allez dis moi, tu joues à quoi, tu penses à qui, t'attends quoi ? Q'je me mette à pleurer, q'je me mette à ramper, qj'arrête de vivre pour ton bon plaisir, sans plus rien dire ? Oh et puis tais toi, j'suis pas à toi, j'suis pas pour toi.
Tu veux q'je t'baise les deux mains, que tu me baises le lendemain, je suis d'une vulgarité sans Non, je ne veux plus que des oui. Oublie, oublie, q'je suis à toi. Oublie, oublie, q'je ne t'aime pas.

Je suis une fille qui n'appartient pas.


lundi 28 septembre 2009

Deep' in sight...



On s'prend à rêver, mais à rêver à quoi ?
Nos jours usés s'étirent inlassablement, on ressasse encore et encore, ce vide, ce manque, cette inactivité qui finit par peser, par nous rendre fous, par nous faire tourner en rond, tourner complètement court, tourner tout court.

Je suis pompeuse, un peu pompière, quelle différence au fond ? Dites moi que je ne serai pas mangée, que le temps va s'arrêter de filer, que je finirai bien par les rattraper. Toute la vie dis tu ? Mais toute la vie c'est pas assez ! Il m'en faut dix, cent, milles pour faire tout ce qui me tient à coeur, je ne veux plus compter le temps, les minutes, les secondes, j'ai envie de vivre à cent à l'heure mais je veux prendre mon temps, croquer la vie, encore et encore, sans me retourner, sans avoir peur, prendre la vie avec tout, les rires et les peines, prendre la vie à en perdre haleine, je veux plus, plus rêver, croire, espérer encore et encore pour au final voir que tout finit mal et regretter.

La vie, la vie, la vie, l'alcool, la nuit, les visages déformés, la vue troublée, les lumières tamisées, on fait et l'on défait cette putain de vie, au milieu de ces silhouettes enfumées, fuit-on vraiment ce que l'on est venus oublier ? J'ai pas envie d'y croire, j'vous demande juste d'être sincère et un peu précautionneux. J'ai une tête à m'laisser faire ? J'pars sur le pied de guerre, s'il le faut, vous le voulez, coute que coute, j'vais vous faire tomber. Mon armée de petits soldats j'en veux plus, mes alliés sont toujours la, ces lumières me font mal aux yeux, ne dis pas que je suis saoule, je sais bien ce que je raconte et j'te promets d'plus en baver.

samedi 26 septembre 2009

Enjoy. La bétise, la légèreté, l'amour, l'insouciance.

Fermer les yeux. Respirer un grand coup. Et sauter. Le plus loin possible. Vers l'horizon. Vers nos ailleurs. Fermer les yeux. Respirer un grand coup. Boire un verre. Sourire. Rire. Reprendre goût aux espoirs. Et se lancer.
Fermer les yeux. Respirer un grand coup. Et plonger.
Droit dans le mur, dans le ciel, le coton ou qu'importe.
Crier de toutes ses forces pour excorciser la peine. Oublier d'avoir mal. Partir loin de la souffrance. Ne plus regarder en arrière.
Fermer les yeux. Respirer un grand coup. Et tourner la page.
Pour aller mieux. Pour être heureux.
Fermer les yeux. Respirer un grand coup. Et chuchoter "je t'aime" du bout des lèvres. Et se laisser porter, tout simplement, vers ce rayon de soleil.

jeudi 24 septembre 2009

How to kill a Hero ?




PAUVRE CONNARD D'ÉGOÏSME
;
Tu me perds définitivement, et c'est bien fait.

vendredi 11 septembre 2009

"Il y a beaucoup de choses que l'on jetterait volontier si l'on ne craignait que d'autres les ramassent."

Les jours passent et se ressemblent, la monotonie grisâtre de l'ennui a remplacé peu à peu l'éclats de leurs rires, les bruits de leurs voix, leurs vies dans nos vies.
Le vide se creuse au fur et à mesure que le temps passe, ce temps que l'on trouvait si fuyant il y a encore quelques semaines se retrouve transformé en un long fil d'acier qui s'étire paresseusement. Les heures se transforment en jours et les jours en mois, ce qui nous semblait tout près devient alors aussi lointain et incertain que le sommet de l'himmalaya.
Y'a ceux qui partent et ceux qui restent. Ceux qui prennent leur vie à bras le corps et ceux qui attendent encore. Alors où on va ?
J'sais plus, j'sais pas, mais l'ai-je jamais su ?
L'avenir est là, là devant nous et on a plus envie de sauter le pas.
Y'a ceux qui partent et ceux qui restent. Ceux qu'on aime et ceux qui ne nous manqueront pas.

Et un soir on parcourt ces rues, connues et reconnues, parcourues des milliers de fois, avec celles qu'on oubliera pas, ces rues qui ne semblent plus les même maintenant que ces personnes se sont envolées loin de là. A chaque coin, on espère les croiser, on voit dans une chevelure un peu longue, une démarche rythmée, un sourire amusé, ceux qui sont partis et qui nous manquent.
Et un soir en parcourant ces rues, on se dit qu'il faut prendre des décisions. Tourner des pages, faire le tri, prendre enfin le large. Se délester de tout ce que l'on déteste, ce qui nous alourdis avec des milliers de non-dits.
L'inconnu à deux pas, j'le touche du doigt.

Peur panique et grande fascination, on part dans quelle direction ?

mardi 8 septembre 2009

Bonjour. Bonsoir. Quelle heure est-il? Du jour. Du soir.










Il n'est pas trop tard , tout ne fait que (re)commencer .
















"Rire de mourir & mourir de rire."


Prévert.