mardi 29 septembre 2009

L'ABSENTE



Allez dis moi, tu joues à quoi, t'attends qui, t'attends quoi ? Qu'on fume, qu'on baise, qu'on tombe et qu'on s'relève. Qu'on crie qu'on pleure, qu'on s'déteste et que jamais notre histoire ne se meure ? J'suis pas la pour t'aimer un jour sur deux, quand t'en as envie, quand t'es mieux. Tu crois vraiment qj'ai la tête à l'emploi ? C'est là q'tu te trompes mon p'tit gars.
Allez dis moi, tu joues à quoi, tu t'prends pour qui, t'attends quoi ? Qu'on prie, q'je me mette à genoux pour qtu tires ton coup, qj'attende toute ma vie pour passer avec toi le temps d'une nuit ? J'suis pas comme ça, j'suis pas celle que tu crois. J'suis pas de celles qu'on possède en regardant l'heure, j'suis pas de celles qui s'laissent croupir dans leur malheur.
Allez dis moi, tu joues à quoi, tu penses à qui, t'attends quoi ? Q'je me mette à pleurer, q'je me mette à ramper, qj'arrête de vivre pour ton bon plaisir, sans plus rien dire ? Oh et puis tais toi, j'suis pas à toi, j'suis pas pour toi.
Tu veux q'je t'baise les deux mains, que tu me baises le lendemain, je suis d'une vulgarité sans Non, je ne veux plus que des oui. Oublie, oublie, q'je suis à toi. Oublie, oublie, q'je ne t'aime pas.

Je suis une fille qui n'appartient pas.


lundi 28 septembre 2009

Deep' in sight...



On s'prend à rêver, mais à rêver à quoi ?
Nos jours usés s'étirent inlassablement, on ressasse encore et encore, ce vide, ce manque, cette inactivité qui finit par peser, par nous rendre fous, par nous faire tourner en rond, tourner complètement court, tourner tout court.

Je suis pompeuse, un peu pompière, quelle différence au fond ? Dites moi que je ne serai pas mangée, que le temps va s'arrêter de filer, que je finirai bien par les rattraper. Toute la vie dis tu ? Mais toute la vie c'est pas assez ! Il m'en faut dix, cent, milles pour faire tout ce qui me tient à coeur, je ne veux plus compter le temps, les minutes, les secondes, j'ai envie de vivre à cent à l'heure mais je veux prendre mon temps, croquer la vie, encore et encore, sans me retourner, sans avoir peur, prendre la vie avec tout, les rires et les peines, prendre la vie à en perdre haleine, je veux plus, plus rêver, croire, espérer encore et encore pour au final voir que tout finit mal et regretter.

La vie, la vie, la vie, l'alcool, la nuit, les visages déformés, la vue troublée, les lumières tamisées, on fait et l'on défait cette putain de vie, au milieu de ces silhouettes enfumées, fuit-on vraiment ce que l'on est venus oublier ? J'ai pas envie d'y croire, j'vous demande juste d'être sincère et un peu précautionneux. J'ai une tête à m'laisser faire ? J'pars sur le pied de guerre, s'il le faut, vous le voulez, coute que coute, j'vais vous faire tomber. Mon armée de petits soldats j'en veux plus, mes alliés sont toujours la, ces lumières me font mal aux yeux, ne dis pas que je suis saoule, je sais bien ce que je raconte et j'te promets d'plus en baver.

samedi 26 septembre 2009

Enjoy. La bétise, la légèreté, l'amour, l'insouciance.

Fermer les yeux. Respirer un grand coup. Et sauter. Le plus loin possible. Vers l'horizon. Vers nos ailleurs. Fermer les yeux. Respirer un grand coup. Boire un verre. Sourire. Rire. Reprendre goût aux espoirs. Et se lancer.
Fermer les yeux. Respirer un grand coup. Et plonger.
Droit dans le mur, dans le ciel, le coton ou qu'importe.
Crier de toutes ses forces pour excorciser la peine. Oublier d'avoir mal. Partir loin de la souffrance. Ne plus regarder en arrière.
Fermer les yeux. Respirer un grand coup. Et tourner la page.
Pour aller mieux. Pour être heureux.
Fermer les yeux. Respirer un grand coup. Et chuchoter "je t'aime" du bout des lèvres. Et se laisser porter, tout simplement, vers ce rayon de soleil.

jeudi 24 septembre 2009

How to kill a Hero ?




PAUVRE CONNARD D'ÉGOÏSME
;
Tu me perds définitivement, et c'est bien fait.

vendredi 11 septembre 2009

"Il y a beaucoup de choses que l'on jetterait volontier si l'on ne craignait que d'autres les ramassent."

Les jours passent et se ressemblent, la monotonie grisâtre de l'ennui a remplacé peu à peu l'éclats de leurs rires, les bruits de leurs voix, leurs vies dans nos vies.
Le vide se creuse au fur et à mesure que le temps passe, ce temps que l'on trouvait si fuyant il y a encore quelques semaines se retrouve transformé en un long fil d'acier qui s'étire paresseusement. Les heures se transforment en jours et les jours en mois, ce qui nous semblait tout près devient alors aussi lointain et incertain que le sommet de l'himmalaya.
Y'a ceux qui partent et ceux qui restent. Ceux qui prennent leur vie à bras le corps et ceux qui attendent encore. Alors où on va ?
J'sais plus, j'sais pas, mais l'ai-je jamais su ?
L'avenir est là, là devant nous et on a plus envie de sauter le pas.
Y'a ceux qui partent et ceux qui restent. Ceux qu'on aime et ceux qui ne nous manqueront pas.

Et un soir on parcourt ces rues, connues et reconnues, parcourues des milliers de fois, avec celles qu'on oubliera pas, ces rues qui ne semblent plus les même maintenant que ces personnes se sont envolées loin de là. A chaque coin, on espère les croiser, on voit dans une chevelure un peu longue, une démarche rythmée, un sourire amusé, ceux qui sont partis et qui nous manquent.
Et un soir en parcourant ces rues, on se dit qu'il faut prendre des décisions. Tourner des pages, faire le tri, prendre enfin le large. Se délester de tout ce que l'on déteste, ce qui nous alourdis avec des milliers de non-dits.
L'inconnu à deux pas, j'le touche du doigt.

Peur panique et grande fascination, on part dans quelle direction ?

mardi 8 septembre 2009

Bonjour. Bonsoir. Quelle heure est-il? Du jour. Du soir.










Il n'est pas trop tard , tout ne fait que (re)commencer .
















"Rire de mourir & mourir de rire."


Prévert.