vendredi 11 septembre 2009

"Il y a beaucoup de choses que l'on jetterait volontier si l'on ne craignait que d'autres les ramassent."

Les jours passent et se ressemblent, la monotonie grisâtre de l'ennui a remplacé peu à peu l'éclats de leurs rires, les bruits de leurs voix, leurs vies dans nos vies.
Le vide se creuse au fur et à mesure que le temps passe, ce temps que l'on trouvait si fuyant il y a encore quelques semaines se retrouve transformé en un long fil d'acier qui s'étire paresseusement. Les heures se transforment en jours et les jours en mois, ce qui nous semblait tout près devient alors aussi lointain et incertain que le sommet de l'himmalaya.
Y'a ceux qui partent et ceux qui restent. Ceux qui prennent leur vie à bras le corps et ceux qui attendent encore. Alors où on va ?
J'sais plus, j'sais pas, mais l'ai-je jamais su ?
L'avenir est là, là devant nous et on a plus envie de sauter le pas.
Y'a ceux qui partent et ceux qui restent. Ceux qu'on aime et ceux qui ne nous manqueront pas.

Et un soir on parcourt ces rues, connues et reconnues, parcourues des milliers de fois, avec celles qu'on oubliera pas, ces rues qui ne semblent plus les même maintenant que ces personnes se sont envolées loin de là. A chaque coin, on espère les croiser, on voit dans une chevelure un peu longue, une démarche rythmée, un sourire amusé, ceux qui sont partis et qui nous manquent.
Et un soir en parcourant ces rues, on se dit qu'il faut prendre des décisions. Tourner des pages, faire le tri, prendre enfin le large. Se délester de tout ce que l'on déteste, ce qui nous alourdis avec des milliers de non-dits.
L'inconnu à deux pas, j'le touche du doigt.

Peur panique et grande fascination, on part dans quelle direction ?

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