Au beau milieu de la nuit, plongée dans une ivresse sombre et profonde, la vue trouble et sans plus de notion du temps, les repères se sont évanouis.
Au grand hasard, on chercher à apercevoir un visage, une silhouette, de loin ou de près qu'importe du moment que l'on sait sa présence. Malgré la lumière blafarde, le visage ne parvient à cacher l'horrible masque de la déception, pesant, brouillé qui voile alors les espoirs imaginés du bout des lèvres, s'éteignant aussitot. Cette abscence, sue ou du moins devinée enlève alors toute euphorie à l'ivresse qui se transforme en un long fleuvre noir et profond, bordé d'ombres menacantes toutes prêtes à avaler la moindre pauvre petite espérance.
On se prend alors à s'imaginer se perdre dans des bras inconnus ou plus ou moins reconnus, mais bien trop loin de trouver ce que l'on est venus chercher, on laisse l'alcool faire sa drôle de besogne et transformer les idées noires en martini blanc.

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