mercredi 24 novembre 2010

(manquant)

Ce serait comme un immense océan avec un seul arbre sur le rivage noir majestueux qui se refléterait à l'infini au creux des vagues et les vagues seraient rouleaux murs immeubles gratte ciel d'eau de cette eau grise salie dépolie plombée comme les ailes d'un oiseau lointain dans un immense fracas les rouleaux se briseraient les murs s'écrouleraient les immeubles tomberaient les gratte ciel s'enfouiraient et tout ne serait que pluie pluie sale vide moche triste sur ton visage ruisselant de tous les mots attendus l'oiseau ploierait sous le poids de cette eau volatile volubile et je pense je crois me semble t-il que indispensable impensable pourtant aller A direction de marcher courir voler nager au creux des vagues de l'océan redevenu bleu est ce que tu crois que non ne plus rien croire a quoi rime donc danser danser ce qui importe seulement salement les larmes salées qui dévalent les joues et la mer se noie

Trop tard pour_

mercredi 17 novembre 2010

The prayer

mercredicinquièmejourdelatencedouzemillièmesecondeetcenttrentièmeminutededoutedetoutcepauvretempsquidégueulelapluie
commeonvomitunwhisky
jouer les filles de l'air c'est DELICIEUXDEGATDANGEREUXDELECTABLE
(gtg)

vendredi 22 octobre 2010

Dans Au revoir il y a trente sept syllabes

Mais dans Au Revoir il y a revoir et j'écris parce que je sais que ces mots la finiront un jour par être lus parce que toi oui toi tu finiras par tomber dessus par hasard car il y a au moins trois cent vingt sept mille façons de provoquer le hasard mais au fond la façon importe peu l'important est que tu lises

Il y a fondre comme un sucre
et fondre de chaleur
Il y a le sourire fabuleux d'un dimanche
et le sourire d'un clown
Il y a les avions en papier
et les trains en Direction de
Il y les oiseaux pliés
et les rêves dans les cahiers
Il y a les pages noircies
et les livres qui marquent
Il y a la valse à trois temps
et les soirées animées
Il y a la vodka à l'herbe de bison
et les verres de gin pour oublier
Il y a les souvenirs
et il y a les regrets
Il y a une Princesse Coquillage
et la valse de Jason
Il y a l'enfant, le dernier qui s'envole
et puis il y a ceux, qui courent, et ne trouvent pas le courage de sauter

dimanche 17 octobre 2010

J'ai du arrêter les frais, c'était.


Nous allons partir du principe qu'il faut aller tout droit, tout le temps, sans jamais se poser de questions. Si je pose deux et que je retiens un j'ajoute vingt trois et multiplie par douze le résultant étant à diviser par neuf il n'y a donc plus aucune suite logique juste des chiffres sans importance et des dates sans incidence.

On va marcher, tout droit.

mardi 5 octobre 2010

numéro trente sept


Tu as envie que je parle alors je vais parler je vais raconter n'importe quoi m'user les cordes vocales à n'avoir plus de souffle plus de salive plus de mots je vais te dire me dire et puis raconter tout ce qui me passe par la tête juste pour que tu entendes ma voix que tu sentes chaque syllabe couler le long de ma gorge et mourir sur mes lèvres pour que tu entendes tous les ailleurs que je construis et détruis de quelques lettres accordées pour que les images collent aux mots collent à cet alphabet que je me plais à faire et défaire au gré des inflexions de cette voix qui sort de moi sans que je ne m'en rende vraiment compte et si ce n'était plus moi qui parlais
Et tout se met à tourner c'est une ronde folle une ronde crue une ronde sans rythme décadente et cadencée ma voix se perd se casse se brise ne reste qu'un filet qui se raccroche aux visages aux bouches aux dents aux lèvres qui défilent qui dansent cette valse incertaine et incontrolée je ne sais même plus ce que je raconte je perds ma tête elle roule tourne tombe et puis les lèvres sans corps continuent d'articuler un texte inconnu mais pourtant appris par coeur je n'ai plus de doigts mais ce texte je le sais je le dit je le hurle je le crie et plus rien n'a de sens pas plus que la caméra qui enregistre ce monologue insensé ce monologue enragé j'aimerais pourtant que mon alphabet se mêle au tien que mes lettres s'accordent à tes mots pour que nos lèvres cessent la danse folle du dialogue des sourds

mercredi 15 septembre 2010

Quinze septembre _


Je pourrais t'écrire de tous les cafés de tous les nulle part de toutes les terrasses de toute façon ou que l'on soit la solitude reste la même et les lieux ou l'on se traine finissent par se ressembler alors je choisirais n'importe quelle table en m'asseyant sur n'importe quelle chaise en buvant n'importe quel café et en couchant ces mots sur n'importe quel papier blanc bleu rouge vert fané à carreaux déchiré faire des taches des traces des ratures des trous pourquoi pas si le coeur nous en dit
Je pourrais t'écrire de tous les coins du monde pour te dire les même mots inlassablement comme une musique qui fredonnerait en boucle comme les vagues qui se cassent sans cesse je pourrais t'écrire n'importe ou puisque partout le silence serait le même. Opaque. Assourdissant. Déroutant. Symbolique. Pourquoi accorde t-on tant d'importance à de pauvres dates, dans une pauvre vie, qu'est ce que ça peut faire qu'on soit le 15 septembre en hiver ?


mardi 7 septembre 2010

Princesse coquillage



Vingt heures sept du septième jour de septembre sur lequel se referment nos yeux fatigués il y a l'angoisse et il y a l'espoir lourd, fourbu, qui pèse de tout son poids dans un silence assourdissant, valse magique de quelques secondes éternelles et il y a l'attente d'un nouveau jour d'une autre mélodie d'un autre ailleurs car dans cette vie illicite il est temps de ne plus manquer

mercredi 25 août 2010

Vingt cinq août


Point virgule ligne traits trace chute ailleurs évasion(s) jouer les nouveaux horizons
Il est dimanche quand tu souries si l'on ne s'arrête pas alors les mots sont infinis tu peux y lire ce que tu veux ce que tu peux ce que tu vois entre les lignes au dessus en dessous en sautant les mots en les mangeant les avalant ils n'ont aucuns sens mais ils sont beaux ils sont beaux parce que j'en ai décidé ainsi et que l'on peut désormais se noyer dedans apothéose des sens des visages des voix des instants des vagues énormes comme des rouleaux d'océan déchainé les lettres se mêlent entre elles peut-être pourrais tu y voir des ailleurs des horizons des voyages à l'autre bout de la terre on peut lire sur nos visages toute une journée du mois d'août une journée débordante de soleil d'instants d'humanité tout court une journée où le soleil se couche nos lèvres pourtant continuent de chuchoter des mots des phrases sans grand sens alors on décide de les noyer dans des verres brûlants et la nuit noire met fin à ce jour où le soleil s'est levé où l'on a écrit des pages des points des virgules des traits des ailleurs et j'ai caché le soleil au creux de ma main pour le garder pour que ce jour ne se termine pas ne se termine plus mais je m'y suis brulé les doigts et laissé Lila jouer ses dernières notes

lundi 16 août 2010

Méticulosité du souvenir


On parlerait de B et BBar ronds de fumée bières cigarettes sorties garçons robes d'été chemises rayées en coton ivres morts et saouls vivants invasions évasions instantanés chansons a tue tête photos ratées ou réussies larmes heureuses briquets volés fuites en avant en arrière passé futur présent qu'est ce qu'on s'en fou puisque tout s'est envolé en fumée fumée évasive évadée sourires d'aventuriers fou rires cachés masques craquelés sauvées de justesse des crocodiles je crois bien que la vie c'est plus que quelque mots gribouillés sur un cahier rouge

Souvenir nous croyions encore pouvoir posséder le temps nous croyions encore une telle chose possible et envisageable nous croyions pouvoir disposer de ce fil étirable a volonté pour façonner un nouvel ailleurs un nouvel ailleurs parmi tant d'autres avec un air neuf et un soleil différent aux couleurs de l'arc en ciel pour garder encore un peu les dernières poussières de notre insousciance les dernières miettes de notre inconscience comme lorsqu'on était encore de petits enfants à qui il reste toute la vie entière pour se bruler les ailes et découvrir toutes les banalités du monde pour en faire des morceaux d'extraordinaire des morceaux de bonheur pur brut volcanique rangés précieusement dans une boite a secrets malette a Pandorre des souvenirs pièces d'un puzzle géant et magnifique puzzle de toute une vie qu'on étalerait sur une table et ce serait terrible alors de se rendre compte que toute une vie tient sur une pauvre table une pauvre table avec quatre pauvres pieds et faite avec du pauvre bois mais le sourire de satisfaction éclairant le visage effacerait alors toute cette pauvre réalité et ce serait un grand escalier pour le bonheur un peu comme les premières bouffées d'une philipp morris les coquillettes a la petite cuillère les premières notes de Hey Jude le refrain a tue tête de Bob Morane les mots glissés dans des cahiers des boites aux lettres des téléphones des vacances a la mer des photos au fish eyes et des couchers au lever du jour quand le monde dort et que bien éveillées, on se dit qu'il nous appartient.

mercredi 26 mai 2010

Chronique d'une naïveté annoncée (VII)

Faire des listes des tas de listes des listes qui ne servent à rien qui commenceraient par "arrêter de" ou "ne plus faire" ou encore "essayer de ne" des listes au crayon au feutre au stylo bille à l'aquerelle des listes couvertes de mots de flèches de ratures dans tous les sens des listes gondolées de trop les avoir lues pliées froisées des listes effacées d'avoir trop essayé de tenir les bonnes résolutions des listes trempées de larmes sechées d'impuissance de colère de tentatives ratées des listes qu'on aimerait se graver dans la peau pour ne pas oublier qu'on essaie qu'on tente encore désespérement de changer d'être une autre de ne plus être ce reflet que l'on déteste finalement et les listes s'empilent se mêlent se froissent on ne sait plus laquelle lire laquelle déchirer laquelle raturer laquelle réduire en petits morceaux et la disperser au vent comme si tous ces mots n'avaient jamais existé comme si on avait jamais écrit que tout était trop petit trop grand trop étouffant trop distant trop différent si si loin de tout ce qu'on imaginait alors toutes ces listes on pourrait en faire un bateau un cerf volant un avion n'importe quoi de tous ces mots noirs sur blanc sur des papiers froissés déchirés rafistolés envolés de tous ces mots qui disent que l'on en attend trop

vendredi 30 avril 2010

Walkin' on a line

Facile si facile d'aller courir les ailleurs pour ne pas voir que nos ici se sont éteints oui je suis la encore la toujours tu croyais donc que j'allais partir que moi aussi je m'enfuierais prenant mes jambes à mon cou pour ne plus voir ne plus être ne plus me souvenir comme si à chaque fois que le vent passe volent les chiffres filent les heures défilent les sentiments tu te souviens que j'existe non je ne m'excuserais pas d'être encore la toujours la très lasse d'être les même insuffisement différents on ne rattrape rien ni ton écharpe que le vent emporte ni les souvenirs qui s'effacent les cheveux tombent les pages se tournent et les cigarettes se consument s'enchainent s'intoxiquent je ne sais plus quoi te dire peut être je n'oublie pas j'ai repris de vieux mots pour te raconter le nouveau un peu comme si j'écrivais je t'aime sur une feuille blanche au feutre rouge glissée sous la porte de la salle de bain et qu'elle prenait l'eau.
Je me mettrais à pleurer.
Et les larmes finiraient d'effacer ces pauvres lettres ces a ces e entremelés dégoulinants salés salis les lettres n'auraient plus de sens pas plus que mon envie avide de te l'avoir écrit tristement je froisserais la feuille trempée et rougie comme pour signifier le point final de cette histoire imparfaite et engourdie

vendredi 23 avril 2010

" Il y a un temps pour tout et puis il n'y a plus de temps du tout "



Je rêve d'un parfum de pommier en fleur -
toi, tu trébuches sous le poids des paniers
Qui de nous deux s'y connait en pommes ?

mercredi 31 mars 2010

L'indicible perfection.

mardi 23 mars 2010

" F&M, comme Fin d'un Monde. "

Et le plus triste alors est que le souvenir même des souvenirs remonte à la surface, troublant cet équilibre bancal dans une vie étriquée qui colle à la peau. Souvenir d'un souvenir d'un ailleurs passé un horizon délavé transformé en bord de route dépassé mais jamais complètement oublié. Le plus triste, oui, est que l'on écrive encore, que le souvenir d'un souvenir qui colle encore à la peau fasse parler de lui, comme un vieux post it froissé oublié la et même si le cours de la vie ne s'en retrouve pas détourné la surface lisse se trouble se ride se raidit au contact de tout ce qui remonte effleure affleure lentement dans un instant suspendu ce qui fut ceux qui furent oui tout change oui






Mais ne s'oublie jamais complètement...

Pauvre Conne.

lundi 15 mars 2010

YOU DON'T KNOW


Il est difficile de mettre une éternité sur la table tout comme mettre un nom sur l'indicible le bonheur ne s'explique pas une fois le coeur lourd et les yeux plein de larmes c'est alors qu'on se rend compte que tout est bien fini si seulement le temps ne s'était pas joué de nous si seulement le temps avait été notre ami si seulement les choses avaient été différentes si seulement on avait compris

Et ballottées au gré des larmes du vent des peines les déceptions s'enchainent raccrochées les unes aux autres corde ironique de la vie irrattrapable on aura beau se répéter que tout a une fin même les moments les plus heureux on a beau se répéter que tout s'arrête éphémère et intouchable le bonheur s'enfuit avec les heures qui passent le temps qui file et il nous reste alors comme seule consolation l'aspiration infime des ailleurs qui guettent attendant eux aussi leur heure l'heure de venir nous attraper et puis mourir puisqu'on se hurle dans une crise d'hystérie imaginée que tout a une fin sauf le saucisson qui en a deux

lundi 8 mars 2010

Dans la merco Benz -

Je me noie
Tu te noies
Elle se noie
Nous nous noyons
Vous vous noyez
Ils se noient
Idiote

mardi 2 mars 2010

Et le commandant Cousteau finit par se noyer lui aussi

Les poumons plein de larmes et les yeux remplis de noir. Remplis d'ailleurs. Et comme on monte et redescend les escaliers plongés dans le noir, le reste de la vie se fait à tâtons. Fermer les yeux une dernière seconde raccrocher les instants les rires les soleils les sourires fabriquer une corde infinie pour prendre la fuite loin loin loin de tout ce chaos rien n'avance non. Ne reste plus que repartir. Fuir prendre le large le bateau les étoiles les montagnes s'enfumer la tête s'embuer les yeux pour ne plus voir que tout est fini oui bien fini attends nous juste une dernière fois attends nous c'etait promis on se reverra on reviendra comme le commandant Cousteau jeté à la mer et la bulle tourbillone ballotée entre deux coups de vents bulle fragile et inestimable de cet amour fou rempli de rires et de vieux accents bulle crevée par la pluie le vent les branches... la vraie vie
Aujourd'hui je vais au paradis, c'est le jour de tomber tomber avec mes camarades nos yeux brillent le noir s'allume coule s'agite pour disparaitre une dernière fois une toute petite fois encore suivre au fond du lac des montagnes des océans le coeur à cent à l'heure, pendant la nuit c'est fini on s'enfuit on prend le large les poumons explosent de cette liberté retrouvée au fond du lac les étoiles dansent de notre joie la roulotte coule et nous avec plus besoin de tirer sur les rênes se faire peur rêver les ailleurs on est parties la haut...
Ceci est votre déclaration d'amour.

dimanche 14 février 2010

Chronique d'une naïveté annoncée (VI)

"Montre moi une fille qui a les pieds sur terre je te montrerai une fille qui ne peut pas mettre son pantalon".




On ne tue pas son héros petite un héros est immortel immuable imbuvable même noyé dans des litres de vodka dégoulinante et dégueulasse un héros reste un héros et même si le manège continue de tourner la musique de jouer les jours d'avancer un héros reste un héros
La ritournelle du fantasme relique d'un temps passé un temps suspendu un temps qui n'est plus et ne sera plus jamais on conjugue à tous les temps les jamais et les toujours les mots bannis les mots trahis la ritournelle fredonne entonne sonne cette chanson que l'on ne veut plus que l'on ne peut plus entendre c'est un bel anniversaire un an de plus un an qui s'en va un an qui s'enfuit un anniversaire comme les autres comme si rien n'avait changé comme si tout était pareil et pourtant les paramètres sont tous différents désormais rien ne ressemble plus à rien et surtout pas nous dolce vita comme si la vie adoucissait les moeurs un héros ne s'adule plus mais un héros ne se déteste pas non plus il s'évapore petit à petit pour ne jamais disparaître vraiment et allumant toutes ses cigarettes qui petit à petit consumment les ailes en papier froissées les ailes collées à la cire brûlante sur une peau nue et meutrie la cire qui fond fond doucement jusqu'a disparaitre les ailes sans elle faire son deuil doucement tendrement arrière gout amer tout est parti en fumée comme la flamme éteinte entre deux doigts tremblants la musique résonne encore on s'accroche aux restes de rêves éparpillés on reconstruit les illusions sans espérance avec dépit dépit divin des envies déçues déchues et le fil s'étend encore s'étend encore et encore jusqu'ou les battements affolés de mon coeur se souviennent sans dire on ne peut mettre de mots là dessus les mots sonnent faux comme tout l'artificiel l'artifice les rires les sourires les masques mais l'élastique se romp au beau milieu de cette danse effrennée sans queue ni tête et les larmes coulent sur les joues rouges et tout tourne la vodka coule noie nage et le coeur cogne et le souffle court le souffle court s'affaiblit peu à peu pour redevenir néant trou noir du lendemain je rêve que demain n'est rien ce n'est plus hier suspendue entre deux temps le ciel bleu épouse nos mains épouse nos de(ux)mains aujourd'hui se termine enfin

lundi 8 février 2010

Nonchalance d'un héros évaporé / Quitte à perdre la tete





Prenons le large, allons danser les valses à trois temps où vous voulez mais loin d'ici, bien loin d'ici


Et regardes tu défiler ta silhouette, marcher les gens, vivre les animaux, écoutes tu le bruit de la pluie qui tombe, les premières notes qui sortent d'un piano, passes tu ta langue sur tes lèvres quand tu te concentres, fronces tu les sourcils en repensant à ce qui t'a contrarié, essuies tu la mousse de la bière au coin de ta bouche, aspires tu la fumée de cigarette en fermant les yeux comme si chaque bouffée était la dernière, penses tu à tout ce que passe, file et nous dépasse, joues tu de la guitare debout sur ton lit, perdu dans la musique, dans un moment de folie, aimes tu le bruit d'un carré de sucre que l'on croque, l'odeur d'une nuque, le parfum d'une écharpe, te retournes tu intrigué par une silhouette, une allure, une démarche, te coupes tu du monde, un instant juste pour oublier que tu es la, que tu es toi et que ce n'est pas autrement, imagines tu que ta vie n'est plus rien pour l'aimer encore plus les yeux rouverts, chantes tu les chansons apprises sur le bout de tes doigts fort encore plus fort pour ne plus entendre battre ton coeur, regardes tu les nuages au lieu d'affronter les yeux qui te suivent te mangent t'aspirent, entends tu les cris silencieux qui te rammènent au port, bien loin de ceux que tu fuyais, aimes tu encore ce qui était mais n'est plus, crois tu ne serait-ce qu'un tout petit peu encore à la chance


Et les questions restent vaines sans réponses bouteilles dérisoires jettées à la mer folle et fugace qui les aspire les dévore les dégueule au milieu des vagues des remous des quatre vents et plus rien ne compte non plus rien ni le passé ni le futur tu te noies dans ce présent artificiel destructeur, l'alcool te donne les ailes que je me fabrique en papier l'alcool salvateur vicieux en vert en bleu en milles couleurs kaléidoscopales qui se mélangent t'offrant enfin le monde tel que tu l'aimes flou et sans limites flou et sans repère pour redevenir un enfant un enfant perdu et abandonné au milieu d'un monde cruel qui parle de bonheur sans ce soucier de celui des autres et la musique résonne fort tellement fort et les battements affolés de ton coeur sont enfin aspirés par cette vague aphone qui emporte tout emporte tout sur son passage les mots les espoirs les douleurs et tout ce qui ne peut plus jamais se dire un héros reste un héros que veux tu mon présent et le tien se mêlent sans jamais se croiser on vit ensemble sans jamais se rencontrer on est un mais on est deux on est petits mais ces douleurs font qu'on est devenus grands et cette mélancolie se tortille me titille encore encore et encore vois tu je ne me souviens plus ce soleil la couleur du ciel le gout de la mer le gout amer je l'ai gardé profondément comme si c'était la seule trace que tout a un jour été vécu tout se ressemble mais est tellement différent tellement peu convaincant tellement pas ce qui doit être insensé insensible je n'arrive pas à l'être mes ailes en papier froissé se décollent et finiront par s'arracher alors j'irais danser mes valses à trois temps six pieds sous terre pour ne plus regretter chercher mes jardins d'hiver loin très loin et surtout très haut pour rendre la chute incertaine iréelle mes yeux n'iront plus courir le ciel dans cette quête perdue d'avance la route est bien longue bien douloureuse mais je n'ai pas fini de marcher tu vois ?

mardi 26 janvier 2010

_ Et le reste








Et la litanie s'entraine tout doucement d'abord et puis de plus en plus fort, les corps tremblent doucement sur ce rythme assourdissant, lourd, profond, fort, on se débat, on se sourie, c'est horrible, c'est affreux, c'est bon, c'est grand, c'est vivant, et les voix se mélange, le temps n'a plus de place, s'enfuit, s'efface, s'additionne, se multiplie, sans plus peur de rien, de l'ivresse, des lendemains, de l'avant, de l'après d'hier qui n'est plus, d'aujourd'hui qui appartient déja un peu à demain et puis rien, rien, rien, rien, plus rien

Un silence immense profond sans fond toute une vie que tu n'écoute pas que tu n'écoute plus que tu n'écouteras jamais plus et puis rien rien rien le vide qui tournoie se mêle cette ombre qui poursuit poursuit sa longue route j'sais meme plus où elle attérit si un jour il y aura une arrivée alors on chante on crie on dit des phrases sans queue ni tête et ça n'a plus d'importance puisque ma vie petit à petit s'enfuit doucement tendrement comme un bonbon au chocolat tout a le gout de déjà vu de déja vecu un arrière gout un peu amer comme cette odeur qui flotte encore quand le tissu bouge une légère odeur qui se dissipe de jour en jour s'efface s'étire dans l'air pour un jour disparaitre elle aussi comme tout le reste comme tout le reste qui n'est plus non plus

Et tout tourne les corps alanguis attendent la suite le déroulement la fin la fin de quoi donc la fin je n'ai pas attendu le nous je ne l'ai pas attendu pas assez de force sans doute et les bouteilles jetées le plus loin possible avec l'espérance un peu folle sourde dissipée de trouver un destinataire est restée vaine vide mais peureuse maladroite la route continue de se dessiner ne m'attend pas ne m'attend plus alors je suis je suis j'essuie les larmes les peines les joies les esperances et j'avance le long de ce trait bleu un peu cassé, il s'est passé ce qui se passe à chaque fois : la vie .

dimanche 17 janvier 2010

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Aujourd'hui c'est demain, aujourd'hui ce n'est plus hier, plus l'ouest le grand nord ou l'est lointaint aujourd'hui c'est demain comme tous les jours de la vie hier a pris fin aujourd'hui c'est demain un peu ivres un peu saouls de mots matinaux et enfumés de maux profondément oubliés aujourd'hui c'est demain tout va bien tout va bien

samedi 16 janvier 2010

"You shot me down bang bang"

unununununununununununununununUN

dimanche 10 janvier 2010

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Fou FOU fou, je n'y vois rien, flou flou flou, ce n'est plus rien PRENONS LE LARGE tourne change lance mélange ferme gobe avale recrache ivresse soulerie rhali rhali ainsi va la vie bois bois bois je tourne TOURNE tourne tourne cours cours les mots sans queue ni tete les enguelades sans début ni fin la vie la mort les envies les dénis les délits et tout tout tout tout qui tourne change mélange les fins les points les jours les HEURES les mois la neige les gens j'écris plus j'y arrive pas pas le temps pas l'envie pas les mots take care take care take care je ne fais que ca de meme de meme