Et la litanie s'entraine tout doucement d'abord et puis de plus en plus fort, les corps tremblent doucement sur ce rythme assourdissant, lourd, profond, fort, on se débat, on se sourie, c'est horrible, c'est affreux, c'est bon, c'est grand, c'est vivant, et les voix se mélange, le temps n'a plus de place, s'enfuit, s'efface, s'additionne, se multiplie, sans plus peur de rien, de l'ivresse, des lendemains, de l'avant, de l'après d'hier qui n'est plus, d'aujourd'hui qui appartient déja un peu à demain et puis rien, rien, rien, rien, plus rien
Un silence immense profond sans fond toute une vie que tu n'écoute pas que tu n'écoute plus que tu n'écouteras jamais plus et puis rien rien rien le vide qui tournoie se mêle cette ombre qui poursuit poursuit sa longue route j'sais meme plus où elle attérit si un jour il y aura une arrivée alors on chante on crie on dit des phrases sans queue ni tête et ça n'a plus d'importance puisque ma vie petit à petit s'enfuit doucement tendrement comme un bonbon au chocolat tout a le gout de déjà vu de déja vecu un arrière gout un peu amer comme cette odeur qui flotte encore quand le tissu bouge une légère odeur qui se dissipe de jour en jour s'efface s'étire dans l'air pour un jour disparaitre elle aussi comme tout le reste comme tout le reste qui n'est plus non plus
Et tout tourne les corps alanguis attendent la suite le déroulement la fin la fin de quoi donc la fin je n'ai pas attendu le nous je ne l'ai pas attendu pas assez de force sans doute et les bouteilles jetées le plus loin possible avec l'espérance un peu folle sourde dissipée de trouver un destinataire est restée vaine vide mais peureuse maladroite la route continue de se dessiner ne m'attend pas ne m'attend plus alors je suis je suis j'essuie les larmes les peines les joies les esperances et j'avance le long de ce trait bleu un peu cassé, il s'est passé ce qui se passe à chaque fois : la vie .
