mercredi 31 mars 2010

L'indicible perfection.

mardi 23 mars 2010

" F&M, comme Fin d'un Monde. "

Et le plus triste alors est que le souvenir même des souvenirs remonte à la surface, troublant cet équilibre bancal dans une vie étriquée qui colle à la peau. Souvenir d'un souvenir d'un ailleurs passé un horizon délavé transformé en bord de route dépassé mais jamais complètement oublié. Le plus triste, oui, est que l'on écrive encore, que le souvenir d'un souvenir qui colle encore à la peau fasse parler de lui, comme un vieux post it froissé oublié la et même si le cours de la vie ne s'en retrouve pas détourné la surface lisse se trouble se ride se raidit au contact de tout ce qui remonte effleure affleure lentement dans un instant suspendu ce qui fut ceux qui furent oui tout change oui






Mais ne s'oublie jamais complètement...

Pauvre Conne.

lundi 15 mars 2010

YOU DON'T KNOW


Il est difficile de mettre une éternité sur la table tout comme mettre un nom sur l'indicible le bonheur ne s'explique pas une fois le coeur lourd et les yeux plein de larmes c'est alors qu'on se rend compte que tout est bien fini si seulement le temps ne s'était pas joué de nous si seulement le temps avait été notre ami si seulement les choses avaient été différentes si seulement on avait compris

Et ballottées au gré des larmes du vent des peines les déceptions s'enchainent raccrochées les unes aux autres corde ironique de la vie irrattrapable on aura beau se répéter que tout a une fin même les moments les plus heureux on a beau se répéter que tout s'arrête éphémère et intouchable le bonheur s'enfuit avec les heures qui passent le temps qui file et il nous reste alors comme seule consolation l'aspiration infime des ailleurs qui guettent attendant eux aussi leur heure l'heure de venir nous attraper et puis mourir puisqu'on se hurle dans une crise d'hystérie imaginée que tout a une fin sauf le saucisson qui en a deux

lundi 8 mars 2010

Dans la merco Benz -

Je me noie
Tu te noies
Elle se noie
Nous nous noyons
Vous vous noyez
Ils se noient
Idiote

mardi 2 mars 2010

Et le commandant Cousteau finit par se noyer lui aussi

Les poumons plein de larmes et les yeux remplis de noir. Remplis d'ailleurs. Et comme on monte et redescend les escaliers plongés dans le noir, le reste de la vie se fait à tâtons. Fermer les yeux une dernière seconde raccrocher les instants les rires les soleils les sourires fabriquer une corde infinie pour prendre la fuite loin loin loin de tout ce chaos rien n'avance non. Ne reste plus que repartir. Fuir prendre le large le bateau les étoiles les montagnes s'enfumer la tête s'embuer les yeux pour ne plus voir que tout est fini oui bien fini attends nous juste une dernière fois attends nous c'etait promis on se reverra on reviendra comme le commandant Cousteau jeté à la mer et la bulle tourbillone ballotée entre deux coups de vents bulle fragile et inestimable de cet amour fou rempli de rires et de vieux accents bulle crevée par la pluie le vent les branches... la vraie vie
Aujourd'hui je vais au paradis, c'est le jour de tomber tomber avec mes camarades nos yeux brillent le noir s'allume coule s'agite pour disparaitre une dernière fois une toute petite fois encore suivre au fond du lac des montagnes des océans le coeur à cent à l'heure, pendant la nuit c'est fini on s'enfuit on prend le large les poumons explosent de cette liberté retrouvée au fond du lac les étoiles dansent de notre joie la roulotte coule et nous avec plus besoin de tirer sur les rênes se faire peur rêver les ailleurs on est parties la haut...
Ceci est votre déclaration d'amour.