mardi 2 mars 2010

Et le commandant Cousteau finit par se noyer lui aussi

Les poumons plein de larmes et les yeux remplis de noir. Remplis d'ailleurs. Et comme on monte et redescend les escaliers plongés dans le noir, le reste de la vie se fait à tâtons. Fermer les yeux une dernière seconde raccrocher les instants les rires les soleils les sourires fabriquer une corde infinie pour prendre la fuite loin loin loin de tout ce chaos rien n'avance non. Ne reste plus que repartir. Fuir prendre le large le bateau les étoiles les montagnes s'enfumer la tête s'embuer les yeux pour ne plus voir que tout est fini oui bien fini attends nous juste une dernière fois attends nous c'etait promis on se reverra on reviendra comme le commandant Cousteau jeté à la mer et la bulle tourbillone ballotée entre deux coups de vents bulle fragile et inestimable de cet amour fou rempli de rires et de vieux accents bulle crevée par la pluie le vent les branches... la vraie vie
Aujourd'hui je vais au paradis, c'est le jour de tomber tomber avec mes camarades nos yeux brillent le noir s'allume coule s'agite pour disparaitre une dernière fois une toute petite fois encore suivre au fond du lac des montagnes des océans le coeur à cent à l'heure, pendant la nuit c'est fini on s'enfuit on prend le large les poumons explosent de cette liberté retrouvée au fond du lac les étoiles dansent de notre joie la roulotte coule et nous avec plus besoin de tirer sur les rênes se faire peur rêver les ailleurs on est parties la haut...
Ceci est votre déclaration d'amour.

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