Et le plus triste alors est que le souvenir même des souvenirs remonte à la surface, troublant cet équilibre bancal dans une vie étriquée qui colle à la peau. Souvenir d'un souvenir d'un ailleurs passé un horizon délavé transformé en bord de route dépassé mais jamais complètement oublié. Le plus triste, oui, est que l'on écrive encore, que le souvenir d'un souvenir qui colle encore à la peau fasse parler de lui, comme un vieux post it froissé oublié la et même si le cours de la vie ne s'en retrouve pas détourné la surface lisse se trouble se ride se raidit au contact de tout ce qui remonte effleure affleure lentement dans un instant suspendu ce qui fut ceux qui furent oui tout change oui


Mais ne s'oublie jamais complètement...
Pauvre Conne.

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