lundi 15 mars 2010

YOU DON'T KNOW


Il est difficile de mettre une éternité sur la table tout comme mettre un nom sur l'indicible le bonheur ne s'explique pas une fois le coeur lourd et les yeux plein de larmes c'est alors qu'on se rend compte que tout est bien fini si seulement le temps ne s'était pas joué de nous si seulement le temps avait été notre ami si seulement les choses avaient été différentes si seulement on avait compris

Et ballottées au gré des larmes du vent des peines les déceptions s'enchainent raccrochées les unes aux autres corde ironique de la vie irrattrapable on aura beau se répéter que tout a une fin même les moments les plus heureux on a beau se répéter que tout s'arrête éphémère et intouchable le bonheur s'enfuit avec les heures qui passent le temps qui file et il nous reste alors comme seule consolation l'aspiration infime des ailleurs qui guettent attendant eux aussi leur heure l'heure de venir nous attraper et puis mourir puisqu'on se hurle dans une crise d'hystérie imaginée que tout a une fin sauf le saucisson qui en a deux

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