vendredi 30 avril 2010

Walkin' on a line

Facile si facile d'aller courir les ailleurs pour ne pas voir que nos ici se sont éteints oui je suis la encore la toujours tu croyais donc que j'allais partir que moi aussi je m'enfuierais prenant mes jambes à mon cou pour ne plus voir ne plus être ne plus me souvenir comme si à chaque fois que le vent passe volent les chiffres filent les heures défilent les sentiments tu te souviens que j'existe non je ne m'excuserais pas d'être encore la toujours la très lasse d'être les même insuffisement différents on ne rattrape rien ni ton écharpe que le vent emporte ni les souvenirs qui s'effacent les cheveux tombent les pages se tournent et les cigarettes se consument s'enchainent s'intoxiquent je ne sais plus quoi te dire peut être je n'oublie pas j'ai repris de vieux mots pour te raconter le nouveau un peu comme si j'écrivais je t'aime sur une feuille blanche au feutre rouge glissée sous la porte de la salle de bain et qu'elle prenait l'eau.
Je me mettrais à pleurer.
Et les larmes finiraient d'effacer ces pauvres lettres ces a ces e entremelés dégoulinants salés salis les lettres n'auraient plus de sens pas plus que mon envie avide de te l'avoir écrit tristement je froisserais la feuille trempée et rougie comme pour signifier le point final de cette histoire imparfaite et engourdie

vendredi 23 avril 2010

" Il y a un temps pour tout et puis il n'y a plus de temps du tout "



Je rêve d'un parfum de pommier en fleur -
toi, tu trébuches sous le poids des paniers
Qui de nous deux s'y connait en pommes ?