mercredi 25 août 2010

Vingt cinq août


Point virgule ligne traits trace chute ailleurs évasion(s) jouer les nouveaux horizons
Il est dimanche quand tu souries si l'on ne s'arrête pas alors les mots sont infinis tu peux y lire ce que tu veux ce que tu peux ce que tu vois entre les lignes au dessus en dessous en sautant les mots en les mangeant les avalant ils n'ont aucuns sens mais ils sont beaux ils sont beaux parce que j'en ai décidé ainsi et que l'on peut désormais se noyer dedans apothéose des sens des visages des voix des instants des vagues énormes comme des rouleaux d'océan déchainé les lettres se mêlent entre elles peut-être pourrais tu y voir des ailleurs des horizons des voyages à l'autre bout de la terre on peut lire sur nos visages toute une journée du mois d'août une journée débordante de soleil d'instants d'humanité tout court une journée où le soleil se couche nos lèvres pourtant continuent de chuchoter des mots des phrases sans grand sens alors on décide de les noyer dans des verres brûlants et la nuit noire met fin à ce jour où le soleil s'est levé où l'on a écrit des pages des points des virgules des traits des ailleurs et j'ai caché le soleil au creux de ma main pour le garder pour que ce jour ne se termine pas ne se termine plus mais je m'y suis brulé les doigts et laissé Lila jouer ses dernières notes

lundi 16 août 2010

Méticulosité du souvenir


On parlerait de B et BBar ronds de fumée bières cigarettes sorties garçons robes d'été chemises rayées en coton ivres morts et saouls vivants invasions évasions instantanés chansons a tue tête photos ratées ou réussies larmes heureuses briquets volés fuites en avant en arrière passé futur présent qu'est ce qu'on s'en fou puisque tout s'est envolé en fumée fumée évasive évadée sourires d'aventuriers fou rires cachés masques craquelés sauvées de justesse des crocodiles je crois bien que la vie c'est plus que quelque mots gribouillés sur un cahier rouge

Souvenir nous croyions encore pouvoir posséder le temps nous croyions encore une telle chose possible et envisageable nous croyions pouvoir disposer de ce fil étirable a volonté pour façonner un nouvel ailleurs un nouvel ailleurs parmi tant d'autres avec un air neuf et un soleil différent aux couleurs de l'arc en ciel pour garder encore un peu les dernières poussières de notre insousciance les dernières miettes de notre inconscience comme lorsqu'on était encore de petits enfants à qui il reste toute la vie entière pour se bruler les ailes et découvrir toutes les banalités du monde pour en faire des morceaux d'extraordinaire des morceaux de bonheur pur brut volcanique rangés précieusement dans une boite a secrets malette a Pandorre des souvenirs pièces d'un puzzle géant et magnifique puzzle de toute une vie qu'on étalerait sur une table et ce serait terrible alors de se rendre compte que toute une vie tient sur une pauvre table une pauvre table avec quatre pauvres pieds et faite avec du pauvre bois mais le sourire de satisfaction éclairant le visage effacerait alors toute cette pauvre réalité et ce serait un grand escalier pour le bonheur un peu comme les premières bouffées d'une philipp morris les coquillettes a la petite cuillère les premières notes de Hey Jude le refrain a tue tête de Bob Morane les mots glissés dans des cahiers des boites aux lettres des téléphones des vacances a la mer des photos au fish eyes et des couchers au lever du jour quand le monde dort et que bien éveillées, on se dit qu'il nous appartient.