mercredi 25 août 2010

Vingt cinq août


Point virgule ligne traits trace chute ailleurs évasion(s) jouer les nouveaux horizons
Il est dimanche quand tu souries si l'on ne s'arrête pas alors les mots sont infinis tu peux y lire ce que tu veux ce que tu peux ce que tu vois entre les lignes au dessus en dessous en sautant les mots en les mangeant les avalant ils n'ont aucuns sens mais ils sont beaux ils sont beaux parce que j'en ai décidé ainsi et que l'on peut désormais se noyer dedans apothéose des sens des visages des voix des instants des vagues énormes comme des rouleaux d'océan déchainé les lettres se mêlent entre elles peut-être pourrais tu y voir des ailleurs des horizons des voyages à l'autre bout de la terre on peut lire sur nos visages toute une journée du mois d'août une journée débordante de soleil d'instants d'humanité tout court une journée où le soleil se couche nos lèvres pourtant continuent de chuchoter des mots des phrases sans grand sens alors on décide de les noyer dans des verres brûlants et la nuit noire met fin à ce jour où le soleil s'est levé où l'on a écrit des pages des points des virgules des traits des ailleurs et j'ai caché le soleil au creux de ma main pour le garder pour que ce jour ne se termine pas ne se termine plus mais je m'y suis brulé les doigts et laissé Lila jouer ses dernières notes

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