mercredi 15 septembre 2010

Quinze septembre _


Je pourrais t'écrire de tous les cafés de tous les nulle part de toutes les terrasses de toute façon ou que l'on soit la solitude reste la même et les lieux ou l'on se traine finissent par se ressembler alors je choisirais n'importe quelle table en m'asseyant sur n'importe quelle chaise en buvant n'importe quel café et en couchant ces mots sur n'importe quel papier blanc bleu rouge vert fané à carreaux déchiré faire des taches des traces des ratures des trous pourquoi pas si le coeur nous en dit
Je pourrais t'écrire de tous les coins du monde pour te dire les même mots inlassablement comme une musique qui fredonnerait en boucle comme les vagues qui se cassent sans cesse je pourrais t'écrire n'importe ou puisque partout le silence serait le même. Opaque. Assourdissant. Déroutant. Symbolique. Pourquoi accorde t-on tant d'importance à de pauvres dates, dans une pauvre vie, qu'est ce que ça peut faire qu'on soit le 15 septembre en hiver ?


mardi 7 septembre 2010

Princesse coquillage



Vingt heures sept du septième jour de septembre sur lequel se referment nos yeux fatigués il y a l'angoisse et il y a l'espoir lourd, fourbu, qui pèse de tout son poids dans un silence assourdissant, valse magique de quelques secondes éternelles et il y a l'attente d'un nouveau jour d'une autre mélodie d'un autre ailleurs car dans cette vie illicite il est temps de ne plus manquer