Je pourrais t'écrire de tous les cafés de tous les nulle part de toutes les terrasses de toute façon ou que l'on soit la solitude reste la même et les lieux ou l'on se traine finissent par se ressembler alors je choisirais n'importe quelle table en m'asseyant sur n'importe quelle chaise en buvant n'importe quel café et en couchant ces mots sur n'importe quel papier blanc bleu rouge vert fané à carreaux déchiré faire des taches des traces des ratures des trous pourquoi pas si le coeur nous en dit
Je pourrais t'écrire de tous les coins du monde pour te dire les même mots inlassablement comme une musique qui fredonnerait en boucle comme les vagues qui se cassent sans cesse je pourrais t'écrire n'importe ou puisque partout le silence serait le même. Opaque. Assourdissant. Déroutant. Symbolique. Pourquoi accorde t-on tant d'importance à de pauvres dates, dans une pauvre vie, qu'est ce que ça peut faire qu'on soit le 15 septembre en hiver ?

Quelle joie de retourner fouler/fouiller des contrées depuis longtemps désertées...
RépondreSupprimerToujours autant de talents, toujours autant de mots justes, toujours cette même soif d'écrire ce qui ne peut se dire...
Peut être que le bonheur c'est juste cela, savoir qu'il reste encore assez de gens sensible sur cette petite planète pour continuer à y croire.
Au plaisir d'une rencontre furtive ou notre silence en dira bien plus que le reste...