dimanche 11 décembre 2011

Chronique d'une naïveté annoncée (IX)

Y'a rien qui se termine, y'a rien qui s'arrête.
Ca se tait juste, un peu, et puis ça repart encore plus fort,
toujours plus fort et puis ça fait mal,
ça cogne partout et dedans ça déborde
et les bonnes soeurs se noient dans les vagues de larmes
et on a tué les moutons
et j'ai plus de souffle
j'arrive plus a tenir la distance
je m'épuise j'en peux plus
et ça recommence encore et encore inlassablement comme un manège cassé qui tourne sur un disque rayé.








Le vacarme ne cessera donc jamais ?

mardi 11 octobre 2011

La fille à abattre_


Je ne sais plus trop a quel moment ce fut.
Un peu comme se prendre un camion en pleine de face et ramasser ses dents et puis s'en faire un collier.
Et boire à la paille. A s'en rendre ivre.

Je ne sais plus trop a quel moment ce fut.
J'ai juste fait semblant d'être légère.
Jusqu’à ce que ça marche.

dimanche 18 septembre 2011

(entre guillemets)























Et parfois, sourire en disant que tout ira bien ne suffit plus.

mercredi 7 septembre 2011

__________


Fini de danser. La musique s'est tue.

mardi 30 août 2011

Chronique d'une naïveté annoncée (VIII)

Je vais prendre ta douleur. Oui je vais prendre ta douleur.
Comme les hirondelles qui s'en vont, reviennent.
Je vais prendre ta douleur.

Solitude d'une valse a cent temps d'une valse a cent ans usée défraîchie passée des couleurs éclatantes de couleurs de la vie des couleurs de ton rire des couleurs de nos souvenirs. Danser tout seul, les mots ne sont pas venus, danser tout seul, les mots ne m'ont pas été rendus et tourne et tourne et tourne et tourne en rond la tête a l'envers les pieds aux étoiles lancer des sourires dans les verres qui éclatent contempler qui se brise en mille morceaux quelle importance puisque danser seul, tout seul, plus seul serait aberration impossibilité abstraction
S'abstraire. Soustraction fantasmée a la musique qui entraîne, bien malgré eux, les pieds, course effrénée solitaire à bout de souffle. Pédaler le plus fort possible de plus en plus vite mélanger le bitume aux larmes au gris du ciel au gris tout court tracer sa route, ouais.
Et danser, danser tout seul. Inlassablement seul. Dans les bras de la colère. Valse sensuelle du jeu je-joue-a-finir-seul-et-je-gagne-toujours. Magique. Victoire a tous coups. Sans carte maîtresse. Juste un cri de guerre. Fendu. Brisé. Hâché. Qui danse tout seul, inlassablement seul.

Je vais prendre ta douleur. Oui je vais prendre ta douleur.
Comme les hirondelles qui s'en vont, reviennent.
Mais parfois, se meurent.

dimanche 6 février 2011

DRESS CODE ? Air Max.










C'est un cadeau qui n'a pas de prix.

mardi 1 février 2011

Vingtdeuxheuresetquelquessecondes.


Tes lèvres dessinent un sourire murmurent un bonjour me crient au revoir
Il faudrait arrêter de manger trop gras trop salé trop sucré bouger se mettre au sport aux bonnes résolutions arrêter de fumer tirer des traits prendre des trains courir avec les baskets bleues sans jamais se retourner sans plus se retourner parce que c'est si douloureux de regarder en arrière alors il faudrait fermer les yeux et foncer tout droit sans réfléchir ce serait comme une fille aux grands yeux qui n'a que plus les dates en tête l'heure au poignet les cheveux dans le vent et qui fuit échappe évite trébuche tressaute oscille et tombe mais ne me suis pas ne me lis pas ne me pense pas J'AI LA TETE SOUS L'EAU JE NE T'ENTENDS PAS. JE NE T'ENTENDS PLUS
de la terre plein le corps bleui par les coups mais c'est sur mes lèvres que l'on peut lire au revoir.




Somewhere... POINT.