dimanche 30 décembre 2012

La peau douce




Et faire pleurer les filles. C'est pas drôle d'être séparé de celui qu'on aime. Mais c'est encore moins drôle de n'avoir personne à aimer. Les miettes, le poisson rouge et les étoiles, du bout des doigts, dans la buée. Alors_ Faire couler de grosses larmes salées sur la peau douce des filles.

mercredi 26 décembre 2012

070



In my heart_the're is a Panorama_(of you)

A quoi cela sert-il de ne pas oublier si l'on est le seul à se souvenir ?




vendredi 21 décembre 2012

advitameternam


























Faire tomber les peaux,
les oripeaux et laisser
faire les choses légères
le temps est venu de,
tout doucement
Sur la pointe des pieds
_comme un fil
tout droit, tendu
Et glisser le long des épaules
la peau chaude qui tombe
Brûler les manteau de larmes
sur un immense bucher
Parce que j'ai beau crier
aux biches de courir
il y a toujours cette mâchoire
menaçante qui plane au dessus de nos têtes

jeudi 29 novembre 2012

Manger les crocodiles

Je me suis accrochée
A une ombre et puis
J'ai basculé_
Comme la porte grinçante
Dans un rire haineux
La fourrure plein la
Bouche, parfois j'aimerais 
En avoir plein le 
Ventre pour me sentir moins
Froide_
Peut-être
Mais je reste ce bâtard qui
Court après les coups
Court après l'amour
Aspiré par le vide
Attiré par le rien
J'ai dit oui, je me suis tue
/_Vivir sin tu amor_
Toda la vida_/
Et la parcimonie des mots,
Des gestes et,
Le silence fracassant qui colle à
Ma bouche
Baiser mort, sensuel
Qui clot les orifices béants
(a)vides d'absence
Inertie mécanique
Et la machine se met en route
Courir_courir si vite si loin
Tracer la distance
Contumance de ce qui fut
Toute la nuit
Tout à moi
J'ai cru / J'ai voulu
Et j'ai crié_tellement fort
Que la voix s'est cassée
Avalée dans un tunnel
Noir, puis sans fond,
Tout au bord
_ du vide

mardi 20 novembre 2012

Como si fuera la ultima vez.

J'ai creusé longtemps
_si longtemps que
Mes mains sont
Devenues noires comme ses
Yeux, et j'ai pleuré tout
Doucement toute
La nuit
Je me suis blottie
Contre mes genoux entre mes coudes
La douleur a volé ma voix.
Et, la grande pièce blanche
Vide / Immense
Comme les cercueils.
Mais les cercueils c'est pour
_les Morts
Où mettons les vivants qui
N'ont pas fini de vivre ?
Comme le tout dernier
Dimanche assomme et pèse
J'ai peints
Mes yeux de noir pour
Engloutir le vert_
Ma bouche de rouge pour
Avaler les ans
Couleuvre blanche
Insidieuse qui
Glisse en moi
Comme un enfant mort né
Autour de mon cou,
La morsure des anges
Sous les cheveux défaits
Lourds de songes ensanglantés
Collier brillant brisé
Sous les griffes de mes ongles, et
La peau zébrée de rouge comme
Les glaces à la fraise de mon
_Enfance
La salive troublée
Brouille de gris la langue
Perfide de la couleuvre blanche
Avalant, goulue, sans ciller
Les tonnes_grammées
De la tristesse


vendredi 16 novembre 2012

La luz.


Mauvais rêves_trou béant
Et la bouche ouverte
Regard hagard
Voilé de bleu de vert
Devant l'océan immense, despotique
Mêlé de corbeaux et de mouettes
Tourbillonnant autour de 
Mes yeux vides
Le coeur lourd, désossé
Sans vie, sans âme
Coquille vide de douceur
Vain souvenir d'un temps heureux
Et, il ya encore ce parfum sucré
Doux amer, qui flotte sur ma langue
Piquant de son absence
Ce qui n'est plus
Le bocal brisé
Comme ta voix douce
Résonne encore à mes oreilles 
Enveloppé de lumière 
Chaude et rouge
Palpitante et nouvelles
Les lacets défaits s'emmêlent 
Aux cheveux qui tombent sur
La nuque droite, tendue, précise
A l'affut d'un murmure
_Soupir
Résonance du coeur qui fait
Battre la cage thoracique comme
Une basse à plein volume
Les poumons se décollent enfin
Vomissant le noir, la poussière
Les années se crient se hurlent
S'agonisent doucement 
Hachées au fond de la gorge
Et les crocs acérés 
Sous la lune pleine
Les avalent, les brisent
Comme les hirondelles qui
S'en vont, reviennent /
Et j'ai mordu mon coeur
Du fer plein la bouche
Pour éteindre la douleur_
Allumer la lumière


lundi 8 octobre 2012

SD

















Elles sont mortes les étoiles.
Où elles vont quand elles ont fini de briller ?
Tout en haut de l'observatoire, le cul gelé, le vent dans les mollets.

On pourrait être n'importe où ailleurs, mais peut être qu'au fond on est juste bien ici.
Peut être qu'au fond, pour une fois, il est question d'être entier.

vendredi 28 septembre 2012

SD

L'enfance est longue, longue, longue, après vient l'âge adulte qui dure une seconde et la seconde suivante, la mort éclate, fracassante.
Je me mets à penser à toi et parfois ça me rend triste et parfois non, surtout quand je t'entends rire encore, la joie en nous est plus profonde que la pensée.
La vérité ce n'est pas un trou dans la terre non. 
J'aimerais que mes mots soient aussi légers et beaux que ce qui reste de ta vie aujourd'hui.
La vérité c'est l'infini d'amour reçu dans cette vie quand nous n'avons plus rien, et un trou dans la terre n'est pas assez large pour contenir tout ça. 
Tu as traversé cette vie sans que rien ni personne ne t'arrête et tu as continué dans ton élan, tu n'es pas dans ta mort. 
Tu la traverses et continue d'aller tes yeux cerclés de verre, ouverts dans le noir.

Je me demande où tu es.
Le cimetière, la terre le cercueil et les fleurs, cela ne me suffit pas comme réponse.


Pourtant ce soir j'ai envie de sourire, je ne me suis pas absentée de moi une seule fois, je n'ai pas eu envie d'être ailleurs, j'ai juste eu envie que ça ne finisse pas. J'imagine un sourire grand comme des hangars désaffectés, un sourire d'enfant grand et sincère. J'aimerais me cacher entre les dents, comme un brin de persil à regarder le sourire s'élargir, puisqu'à aucun moment, depuis si longtemps, je n'ai souhaité être ailleurs que là même.

mercredi 12 septembre 2012

vie héroïque.










Parfois je me demande 
s'il ne vaut mieux pas 
ne jamais en avoir vu la fin, 
plutôt que n'avoir vu celle ci venir.

dimanche 2 septembre 2012

3MSC




J'aurais tant aimé devenir ce que j'avais promis de rester

jeudi 19 juillet 2012

mardi 10 juillet 2012

E - ck


Les fantômes ne sont-ils pas seulement des vivants
 enveloppés dans les bandelettes du souvenir ?

mardi 3 juillet 2012

Du rouge partout


La vie s’éteint. Les larmes aussi.
J'ai pas eu mal. J'ai presque rien senti.
Je l'ai juste serré très fort dans mes bras en disant que j’étais la

lundi 2 juillet 2012

_

Si les fantômes se mettent à écrire c'est qu'ils ne sont pas tout à fait morts. Ou alors qu'au fond ils ne sont jamais vraiment partis

dimanche 27 mai 2012

21

Je lis ces mots, ces mots arabes et elle chante en anglais d'une voix que je connais par coeur, je lis les mots ils coulent en moi comme une douceur marocaine, je lis je n'en crois pas mes yeux ça me fait mal au ventre tout cet amour qui déborde, décuplé par la souffrance de l'absence, j'aurais tant aimé qu'ils soient miens, j'aurais tant aimé qu'ils m'appartiennent, pour parler de la mélancolie avec cette douleur, comme j'aurais aimé que tu les lises, j'aurais aimé te les offrir, te raconter cette absence après laquelle je cours sans fin, la nuit même si le jour la remplace je continue de courir inlassablement, pour tracer la souffrance.
Le jour la nuit et elle continue de chanter, elle explose toute entière dans mes tympans et j'aimerais tant brûler avec elle si cela t'offrait mes mots.

mercredi 18 avril 2012

Chronique d'une naïveté annoncée (X)


Le brouhaha les cris les rires en bas
et puis cette envie de fumer une
cigarette avec une mélancolie
presque mécanique
on dirait le premier dimanche de
l'été et le cordon s'entortille comme
si on voulait couper toute com-
munication juste fuir en avant
très loin très vite tant qu'il a
encore du bruit et se noyer les
poumons à avaler l'air à s'en
faire crever la gorge rien de
plus vraiment non juste cette
mélancolie mécanique et
son arrière goût amer

mardi 28 février 2012

ritournelleritournelleritournelleritournelleritournelleritournelleritournelleritournelle....................



Il a fallu que j'arrête que j'arrête de te chercher partout tout le temps que j'accepte cette souffrance ce vide cette absence qu'enfin je me rende compte de toute cette place que tu avais laissée et ce n'est pas en me retournant dans la rue sur tous les gens qui avaient ton allure que j'ai accepté
J'ai juste fait semblant, semblant jusqu'a ce que ça marche
Et puis je me suis mise a pleurer

tout doucement

mercredi 25 janvier 2012

T'avais l'air d'une fille.





J'ai mangé tous les cookies et puis j'ai eu vingt ans.
J'me suis déguisée en fille et puis j'ai eu vingt ans.
J'ai fumé une cigarette. Et puis tu es parti.





Et puis j'ai eu vingt ans.