dimanche 27 mai 2012

21

Je lis ces mots, ces mots arabes et elle chante en anglais d'une voix que je connais par coeur, je lis les mots ils coulent en moi comme une douceur marocaine, je lis je n'en crois pas mes yeux ça me fait mal au ventre tout cet amour qui déborde, décuplé par la souffrance de l'absence, j'aurais tant aimé qu'ils soient miens, j'aurais tant aimé qu'ils m'appartiennent, pour parler de la mélancolie avec cette douleur, comme j'aurais aimé que tu les lises, j'aurais aimé te les offrir, te raconter cette absence après laquelle je cours sans fin, la nuit même si le jour la remplace je continue de courir inlassablement, pour tracer la souffrance.
Le jour la nuit et elle continue de chanter, elle explose toute entière dans mes tympans et j'aimerais tant brûler avec elle si cela t'offrait mes mots.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire