vendredi 28 septembre 2012

SD

L'enfance est longue, longue, longue, après vient l'âge adulte qui dure une seconde et la seconde suivante, la mort éclate, fracassante.
Je me mets à penser à toi et parfois ça me rend triste et parfois non, surtout quand je t'entends rire encore, la joie en nous est plus profonde que la pensée.
La vérité ce n'est pas un trou dans la terre non. 
J'aimerais que mes mots soient aussi légers et beaux que ce qui reste de ta vie aujourd'hui.
La vérité c'est l'infini d'amour reçu dans cette vie quand nous n'avons plus rien, et un trou dans la terre n'est pas assez large pour contenir tout ça. 
Tu as traversé cette vie sans que rien ni personne ne t'arrête et tu as continué dans ton élan, tu n'es pas dans ta mort. 
Tu la traverses et continue d'aller tes yeux cerclés de verre, ouverts dans le noir.

Je me demande où tu es.
Le cimetière, la terre le cercueil et les fleurs, cela ne me suffit pas comme réponse.


Pourtant ce soir j'ai envie de sourire, je ne me suis pas absentée de moi une seule fois, je n'ai pas eu envie d'être ailleurs, j'ai juste eu envie que ça ne finisse pas. J'imagine un sourire grand comme des hangars désaffectés, un sourire d'enfant grand et sincère. J'aimerais me cacher entre les dents, comme un brin de persil à regarder le sourire s'élargir, puisqu'à aucun moment, depuis si longtemps, je n'ai souhaité être ailleurs que là même.

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