mardi 20 novembre 2012

Como si fuera la ultima vez.

J'ai creusé longtemps
_si longtemps que
Mes mains sont
Devenues noires comme ses
Yeux, et j'ai pleuré tout
Doucement toute
La nuit
Je me suis blottie
Contre mes genoux entre mes coudes
La douleur a volé ma voix.
Et, la grande pièce blanche
Vide / Immense
Comme les cercueils.
Mais les cercueils c'est pour
_les Morts
Où mettons les vivants qui
N'ont pas fini de vivre ?
Comme le tout dernier
Dimanche assomme et pèse
J'ai peints
Mes yeux de noir pour
Engloutir le vert_
Ma bouche de rouge pour
Avaler les ans
Couleuvre blanche
Insidieuse qui
Glisse en moi
Comme un enfant mort né
Autour de mon cou,
La morsure des anges
Sous les cheveux défaits
Lourds de songes ensanglantés
Collier brillant brisé
Sous les griffes de mes ongles, et
La peau zébrée de rouge comme
Les glaces à la fraise de mon
_Enfance
La salive troublée
Brouille de gris la langue
Perfide de la couleuvre blanche
Avalant, goulue, sans ciller
Les tonnes_grammées
De la tristesse


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