Mauvais rêves_trou béant
Et la bouche ouverte
Regard hagard
Voilé de bleu de vert
Devant l'océan immense, despotique
Mêlé de corbeaux et de mouettes
Tourbillonnant autour de
Mes yeux vides
Le coeur lourd, désossé
Sans vie, sans âme
Coquille vide de douceur
Vain souvenir d'un temps heureux
Et, il ya encore ce parfum sucré
Doux amer, qui flotte sur ma langue
Piquant de son absence
Ce qui n'est plus
Le bocal brisé
Comme ta voix douce
Résonne encore à mes oreilles
Enveloppé de lumière
Chaude et rouge
Palpitante et nouvelles
Les lacets défaits s'emmêlent
Aux cheveux qui tombent sur
La nuque droite, tendue, précise
A l'affut d'un murmure
_Soupir
Résonance du coeur qui fait
Battre la cage thoracique comme
Une basse à plein volume
Les poumons se décollent enfin
Vomissant le noir, la poussière
Les années se crient se hurlent
S'agonisent doucement
Hachées au fond de la gorge
Et les crocs acérés
Sous la lune pleine
Les avalent, les brisent
Comme les hirondelles qui
S'en vont, reviennent /
Et j'ai mordu mon coeur
Du fer plein la bouche
Pour éteindre la douleur_
Allumer la lumière

Si les hommes font tant de peine aux femmes, c’est sans doute qu’elles sont tellement plus belles quand elles pleurent.
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