vendredi 6 décembre 2013

Rojo

Sous la cage de chair et d'os, bien enfermée. Et à tes yeux tragiques, jeter la couleur.
Qui palpite, dégouline longtemps sur le sillon de tes salières.
Brûler pour se sentir vivant. Déchirer en mille paillettes le ciel qui s'assombrit pour éclairer les pavés. 
Et courir, tellement vite, tellement loin. 
Courir, toujours courir et battre les pavés pour que l'on se rappelle que le temps file et qu'on est vivants. Tout est toujours à propos de la souffrance.
Sous la cage de chair et d'os, bien enfermée. 
Et il y a cette faille, à la naissance du cou, qui laisse partir le rouge, tout envahir, colorer, remplir, teinter. La peau brune recouverte d'une fourrure liquide.
Si les loups n'ont pas fini de fuir, alors ils ont au moins fini de hurler.

Les paupières bleues et_
Dans ma bouche, le fer, froid. 
Et sur mes lèvres, le rouge poisseux.

vendredi 15 novembre 2013

vendredi 11 octobre 2013

l'insterstice




Et s'y glisser. Tout doucement.

jeudi 19 septembre 2013

toutserrédedans



A l'étroit tout le temps
Et regarder ailleurs,
Encore.

jeudi 29 août 2013

Malalavie




Mon premier amour se dénomme et il ne reste plus qu'un écran vide. Le silence et l'absence. 
Et le carnet noir, à élastique.

vendredi 28 juin 2013

Para olvidar




















Tous les chemins mènent à Rome
Les alcools à l'ivresse
Au bout du tunnel
Au fond du sceau,
La lumière s'est remise à briller
Kaléidoscope éblouissant
Dragées sombres sur les murs
J'ai attendu mon amour sur un banc
Deux heures, six mois, mille ans.
Méticulosité du souvenir
Pleurer le temps perdu
Le temps passé
Et dire que tout va bien,
Encore et encore
Gris/vert/bleu
Sur ton visage le sourire
Que je n'ai jamais pu oublier
Sur le banc
La trace de l'attente
Longue si longue
Interminable
Mais plus vaine.
Crier "Enfin"


Et rire à gorge déployée.

mardi 18 juin 2013

Chronique d'une naïveté annoncée (XI)



Et puis. Trop tard pour, alors. Sans se retourner. Juste se dire que. Sans plus attendre. Ne pas penser à. Juste être. Parce qu'il faut que. Projeter loin les. Et puis aspirer. Trop fort. L'air l'écume la pluie le vent. Crever les trottoirs courir tracer. Ne plus penser à. Ne pas. Ne pas. Ne pas. Juste se dire que. Noirs, gris, verts dans le kaléidoscope. Tête à l'envers pour mettre le sourire à. Fragments. Poussières. Traces microscopiques. Entre les mains nouées. Et la bouche grande ouverte qui. Sans fin. A faire éclater les vitres. Yeux trop grands pour. Ne plus voir. Ne plus sentir. Ne plus.
Abnégation. Parfaite. Illusoire. Tentatrice. Comme un immense voile. Détrempé. Humide. Dégoulinant.

Et sur ma bouche, le gout de la.

samedi 2 février 2013

SAME OLD SHIT

Je cousais des paillettes.

dimanche 6 janvier 2013

bimbamboum

BLABLABLA
19heures le dimanche les mots qui se perdent et qui ne veulent rien dire.
BLABLABLA
Parler dans le vent et s'empêtrer avec les lettres comme de la confiture collante qui dégouline.
BLABLABLA
Et regretter comme les enfants qui font des bêtises, avec les mains qui tremblent et la bouche qui tire.
BLABLABLA
Manger des bananes pour pas dire n'importe quoi.
Fermer la bouche avec des fermetures éclairs, des cadenas, des chaines énormes.
Jeter les clés par les fenêtres et dire que c'est pas grave, que ça n'a plus d'importance.
POUMPOUMPOUM fait le coeur qui tambourine, trop fort trop vite avec le souffle court et les lèvres pincées.
Vieille mégère qui se tait. 20ans ravalés dans un chignon tiré, gris aux racines sales et le tablier noué sur les hanches, serré à la taille, tombant sur les genoux.
BANGBANGBANG fait le fusil du chasseur qui tue la biche et qui retombe, sur le sol. La tête qui rebondit contre la terre et le sang qui coule, souillant herbe et cailloux, sous les bois ombragés.
TAKTAKTAK hoquète la machine à coudre qui soude les lèvres de son aiguille pointue. Et ne plus parler. Et ne rien dire. Et se taire.

_Comme les morts, qui murmurent à l'oreille les regrets éternels.