vendredi 28 juin 2013

Para olvidar




















Tous les chemins mènent à Rome
Les alcools à l'ivresse
Au bout du tunnel
Au fond du sceau,
La lumière s'est remise à briller
Kaléidoscope éblouissant
Dragées sombres sur les murs
J'ai attendu mon amour sur un banc
Deux heures, six mois, mille ans.
Méticulosité du souvenir
Pleurer le temps perdu
Le temps passé
Et dire que tout va bien,
Encore et encore
Gris/vert/bleu
Sur ton visage le sourire
Que je n'ai jamais pu oublier
Sur le banc
La trace de l'attente
Longue si longue
Interminable
Mais plus vaine.
Crier "Enfin"


Et rire à gorge déployée.

mardi 18 juin 2013

Chronique d'une naïveté annoncée (XI)



Et puis. Trop tard pour, alors. Sans se retourner. Juste se dire que. Sans plus attendre. Ne pas penser à. Juste être. Parce qu'il faut que. Projeter loin les. Et puis aspirer. Trop fort. L'air l'écume la pluie le vent. Crever les trottoirs courir tracer. Ne plus penser à. Ne pas. Ne pas. Ne pas. Juste se dire que. Noirs, gris, verts dans le kaléidoscope. Tête à l'envers pour mettre le sourire à. Fragments. Poussières. Traces microscopiques. Entre les mains nouées. Et la bouche grande ouverte qui. Sans fin. A faire éclater les vitres. Yeux trop grands pour. Ne plus voir. Ne plus sentir. Ne plus.
Abnégation. Parfaite. Illusoire. Tentatrice. Comme un immense voile. Détrempé. Humide. Dégoulinant.

Et sur ma bouche, le gout de la.