mardi 8 décembre 2009

Y.S. - " Thanks "

Sourire, ce rire, encore, effacer, le reste. Plus rien. Sauf ce qui n'est pas encore cassé. "C'est une blessure qui ne se refermera jamais". On met des mots sur des maux. Abandon. Et puis les forces s'épuisent, se renouvellent, encore un coup de manivelle. Les stations défilent, les néons aussi, ligne blanche que l'on suit vers l'infini, pas prêt d'etre attrapé. Tunnel noir, qui a donc parlé de lumière ?
Et si tu me rendais mes ailes, si tu les raccrochais. Que je m'envole, que je m'enfuie, un peu loin, gouter mes ailleurs. Puis revenir et terminer. Comme on enlève ce petit nez rouge. J'ai le droit de ne plus vouloir mettre de point ?

Yeux grands ouverts, qui a l'heure s'il vous plait ? Je vais etre en retard, en retard... Ce n'est plus important désormais. Je remets donc le masque du sourire et continue de vous dire que je vais bien. La valse, les temps, tout est su, connu, appris par coeur et répété, regardez comme je danse, comme je danse les yeux fermés sans jamais me tromper.


Fuite, fuir, fuyons, fuyez. Un jour vous reviendrez ?






7 commentaires:

  1. Définitivement je trouve qu'il y a de la douleur, de la souffrance, de l'espoir, de l'amour et du desespoir. Définitivement j'aime parce que c'est vrai.
    Si je ne commente plus vos textes sachez que je continue de vous lire. Mais ils sont si personnels que je ne peux qu'écouter en silence de l'oreille la plus attentive qui soit.

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  2. Merci de dire qu'on me lit toujours.
    J'essaie de moins réfléchir avec mes mots, parfois cela ne mène plus nulle part.
    J'écris, j'écris, convulsivement, compulsivement et puis l'inconnu continue à me lire, alors je me dis qu'au fond, quelqu'un sait enfin qui je suis...

    Merci

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  3. Il n'y a pas besoin que cela mène quelque part, les mots sont magnifiques pour cela, pourquoi vouloir aller quelque part avec eux, la marche qu'on peut mener avec eux est suffisante, qu'importe si nous n'arrivons pas là où nous devions arriver, la promenade, l'ascension est si belle qu'on peut oublier le pourquoi de l'arrivée et du départ.
    Je ne vous connais pas encore, je ne vous connaitrais sans doute jamais, on ne connait personne même si on vit une vie entière avec elle. Mais je vous remercie d'offrir un peu de vous, un peu de votre douleur, un peu de vos questions, un peu de vos larmes, un peu de votre sourire, un peu de votre coeur, un peu de vous, un peu de votre espoir, un peu de vos rêves, un peu de vous-mêmes.

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  4. Ecrire c'est se dévoiler, c'est affreux, effrayant et en meme temps un peu magique tout ce que l'on peut découvrir en écrivant.
    Ecrire cette douleur, les bonheurs, les joies, les peines, les larmes, les sourires, les envies, les ailleurs c'est un peu comme les rever à voix haute, éloigner le mal et rattraper l'éphémère...

    S'écrire soi même c'est un peu comme si ça m'étais devenu vital...

    Ecrivez vous ?

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  5. J'ai écrit oui. Et puis j'ai arrêté. Je recommence petit à petit. Tout doucemement je reprends goût à cet acte magique.

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  6. Ces mots magiques, peut on les lire ?

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  7. Oui. Mais je ne les dévoilerais pas ici, cet espace est le votre, j'y ai déjà pris trop de place. Je vous en offrirai sous peu. A très bientôt.

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